Le mercredi 28 août, l’Office national de l’énergie est devenu la Régie de l’énergie du Canada. Pour de plus amples renseignements, consultez la page d’information sur la mise en œuvre de la Loi sur la Régie canadienne de l’énergie

Profils énergétiques des provinces et territoires – Canada

Canada
Table des matières
  • Figure 1 : Production d’hydrocarbures

    Figure 1 : Production d’hydrocarbures

    Source et description :

    Source :
    Office – Avenir énergétique du Canada en 2018

    Description :
    Ce graphique illustre la production d’hydrocarbures au Canada de 2007 à 2017. Au cours de cette période, la production de pétrole brut a augmenté, passant de 2,8 Mb/j à 4,4 Mb/j, la totalité de la hausse provenant de l’exploitation des sables bitumineux. La production de gaz naturel a diminué, passant de 17 Gpi³/j à 16 Gpi³/j

  • Figure 2 : Production d’électricité par type de combustible (2017)

    Figure 2 :Production d’électricité par type de combustible (2017)

    Source et description :

    Source :
    Statistique Canada (Tableaux 25-10-0020-01 and 25-10-0019-01), estimations de l'Office

    Description :
    Ce diagramme circulaire illustre la production d’électricité au Canada par méthode de production. En 2017, la production totale d’électricité s’est élevée à 650,2 TWh.

  • Figure 3 : Carte de la capacité de production d’électricité et des sources de combustible primaire

    Figure 3 : Carte de la capacité de production d’électricité et des sources de combustible primaire

    Source et description :

    Source :
    Office, Quilliq Energy Corporation, Northwest Territories Power Corporation, Yukon Energy Corporation, Ressources naturelles Canada

    Description :
    Cette carte montre les installations de production d’électricité au Canada. On y indique leur capacité et leur source du combustible primaire.

    Télécharger :
    Version PDF [2888 ko]

  • Figure 4 : Carte de l’infrastructure de pétrole brut

    Figure 4 : Carte de l’infrastructure de pétrole brut

    Source et description :

    Source :
    Office

    Description :
    Cette carte montre tous les principaux oléoducs ainsi que les principales voies ferrées au Canada.

    Télécharger :
    Version PDF [1823 ko]

  • Figure 5 : Carte de l’infrastructure de gaz naturel

    Figure 5 : Carte de l’infrastructure de gaz naturel

    Source et description :

    Source :
    Office

    Description :
    Cette carte montre tous les principaux gazoducs au Canada.

    Télécharger :
    Version PDF [2480 ko]

  • Figure 6 : Demande pour utilisation finale par secteur (2016)

    Figure 6 : Demande pour utilisation finale par secteur (2016)

    Source et description :

    Source :
    Office – Avenir énergétique du Canada en 2018

    Description :
    Ce diagramme circulaire présente la demande d’énergie pour utilisation finale au Canada par secteur. En 2016, la demande d’énergie pour utilisation finale a totalisé 11 150 PJ. Le secteur industriel vient au premier rang avec 52 % de la demande totale, suivi des transports (23 %), puis des secteurs résidentiel (13 %) et commercial (12 %).

  • Figure 7 : Demande pour utilisation finale par combustible (2016)

    Figure 7 : Demande pour utilisation finale par combustible (2016)

    Source et description :

    Source :
    Office – Avenir énergétique du Canada en 2018

    Description :
    Cette figure illustre la demande pour utilisation finale par type de combustible au Canada en 2016. Les produits pétroliers raffinés ont compté pour 4 677 PJ (44 %) de la demande, suivis du gaz naturel, avec 3 898 PJ (35 %), de l’électricité, à 1 884 PJ (17 %), des biocarburants, à 549 PJ (5 %) et des autres combustibles, à 142 PJ (1 %).

    Remarque : Les autres combustibles comprennent le charbon, le coke et le gaz de cokerie.

  • Figure 8 : Émissions de GES par secteur

    Figure 8 : Émissions de GES par secteur

    Source et description :

    Source :
    Environnement et Changement climatique Canada – Rapport d'inventaire national

    Description :
    Ce graphique à colonnes empilées illustre les émissions de GES au Canada par tranches de cinq ans, de 1990 à 2016 en Mt d’éq. CO2. Les émissions totales de GES ont augmenté au Canada, passant de 603 Mt d’éq. CO2 en 1990 à 704 Mt en 2016.

Production d’énergie

Pétrole brut

  • Le Canada a produit environ 4,4 millions de barils de pétrole brut par jour (Mb/j) en 2017, une hausse de 47 % par rapport à 2010 (figure 1). Le Canada se classe ainsi au quatrième rang mondial pour la production de pétrole.
  • La production canadienne est concentrée dans l’Ouest, qui comptait pour 95 % de la production totale en 2017. Les 5 % restants provenaient principalement de Terre Neuve-et-Labrador.
  • Le pétrole brut produit au Canada est surtout destiné aux marchés d’exportation. En 2017, le Canada a exporté en moyenne 3,3 Mb/j, une hausse de 6,5 % depuis 2016 et de 68 % depuis 2010.
  • Le Canada possède certaines des plus grandes réserves de pétrole dans le monde; il n’était devancé à ce chapitre que par le Venezuela [anglais seulement] et l’Arabie saoudite en 2017.

Produits pétroliers raffinés

  • Les produits pétroliers raffinés englobent de nombreux produits tirés du pétrole brut, dont l’essence, le diesel, le mazout de chauffage et le carburéacteur. Ils constituent la catégorie d’énergie la plus consommée par les utilisateurs finaux au Canada.
  • Le Canada compte 17 raffineries ayant une capacité totale de 1,97 Mb/j. L’Alberta possède la plus grande capacité de raffinage (28 %); elle est suivie de l’Ontario (20 %), du Québec (20 %), du Nouveau-Brunswick (15 %), de la Saskatchewan (8 %) et de Terre-Neuve-et-Labrador (6 %).
  • L’usine Sturgeon à Redwater, en Alberta, est la première raffinerie construite au Canada depuis 1984.
  • En 2017, les raffineries canadiennes ont tourné en moyenne à 91 % de leur capacité et elles ont consommé 1,8 Mb/j de pétrole brut.

Gaz naturel et liquides de gaz naturel (LGN)

  • En 2 017, la production canadienne totale de gaz naturel a atteint en moyenne 15,5 milliards de pieds cubes par jour (Gpi³/j) (figure 1).
  • L’Alberta et la Colombie-Britannique ont compté pour près de 97 % de cette production. De plus petites quantités de gaz naturel sont produites en Saskatchewan, au large de la Nouvelle-Écosse, au Nouveau-Brunswick et en Ontario, de même qu’aux Territoires du Nord-Ouest.
  • En 2017, la production de liquides de gaz naturel (LGN) dans les usines de traitement du gaz naturel s’est élevée à 929 milliers de barils par jour (kb/j), l’essentiel (86 %) provenant de l’Alberta. La Colombie-Britannique a compté pour 12 % de cette production, tandis que la part de la Saskatchewan et de la Nouvelle-Écosse représentait environ 1 %. Les raffineries canadiennes ont aussi produit 47 kb/j de propane et de butane en 2017.

Électricité et ressources renouvelables

  • En 2017, le Canada a produit 650,2 térawattheures (TWh) d’électricité. Plus de la moitié de l’électricité produite au Canada (60 %) provenait de sources hydroélectriques. Le reste venait de diverses sources, comme le gaz naturel, les énergies nucléaire, éolienne et solaire, le charbon, la biomasse et le pétrole (figure 2).
  • Au Canada, le secteur de l’électricité est réglementé principalement au niveau provincial. Cela inclut la plupart des politiques reliées à la tarification et les types de production d’énergie électrique.
  • Les sociétés privées ou publiques de services publics, ou une combinaison des deux dans le cas de l’Alberta et de l’Ontario, produisent et distribuent l’essentiel de la production d’électricité au pays. Il n’y a qu’en Alberta et en Ontario où les marchés de gros de l’électricité sont déréglementés. Les prix de gros déréglementés sont fixés par les forces de l’offre et de la demande.
  • Les provinces et les territoires utilisent différentes ressources pour produire l’électricité (figure 3). Plus de 80 % de l’électricité produite en Colombie-Britannique, au Manitoba, au Québec, à Terre Neuve-et-Labrador et au Yukon provenaient de l’hydroélectricité. L’Ontario, le Nouveau-Brunswick, et les Territoires du Nord-Ouest utilisent des combinaisons diverses d’énergie nucléaire, d’hydroélectricité, d’énergie éolienne, de biomasse, de charbon, de gaz naturel et de pétrole, mais ce ne sont pas toutes les provinces qui font usage de l’ensemble de ces ressources. L’Alberta, la Saskatchewan et le Nunavut produisent la majeure partie de leur électricité au moyen de combustibles fossiles, comme le charbon, le gaz naturel ou le pétrole.
  • La production obtenue des parcs éoliens et des panneaux solaires photovoltaïques, négligeable en 2005, représentait près de 5 % de la production totale d’électricité en 2017. Le Canada se classe au neuvième rang mondial pour les installations éoliennes et solaires.
  • La majorité des parcs éoliens au Canada se trouvent en Ontario, au Québec et en Alberta. Plus de 99 % des installations solaires au Canada se trouvent en Ontario.

Uranium

  • Le Canada est un chef de file mondial de la production d’uranium. Il a compté pour 22 % de la production mondiale [anglais seulement] en 2017. Environ 85 % de la production canadienne est destinée à l’exportation, et les 15 % restants sont utilisés dans des réacteurs à combustible en Ontario et au Nouveau-Brunswick.
  • Actuellement, la Saskatchewan est la seule province productrice d’uranium au Canada. La mine de McArthur River-Key Lake [anglais seulement] dans le nord de la province est la plus grande mine d’uranium en exploitation dans le monde. Auparavant, on extrayait également de l’uranium dans des mines situées en Ontario et aux Territoires du Nord-Ouest.
  • La plus grande raffinerie d’uranium est exploitée par Cameco, à Blind River[anglais seulement], en Ontario. L’uranium raffiné est expédié à des usines de conversion pour continuer sa transformation en combustible.

Transport et commerce de l’énergie

Pétrole brut et liquides

  • Le vaste réseau pipelinier du Canada dessert les raffineries du pays et les marchés d’exportation (figure 4). L’Office national de l’énergie réglemente tous les oléoducs interprovinciaux et internationaux.
  • En 2017, le Canada a exporté 2,55 Mb/j de pétrole brut lourd et 0,77 Mb/j de pétrole brut léger. La valeur totale des exportations nettes de pétrole brut du Canada cette même année s’élevait à 66,86 milliards de dollars.
  • En 2016, le Canada a importé 0,6 Mb/j de pétrole, principalement du brut léger. Toutes les importations ont été effectuées dans l’est du pays.
  • Les exportations de pétrole brut du Canada ont été en grande partie transportées par quatre pipelines, soit le réseau principal d’Enbridge, le pipeline Keystone de TransCanada, le pipeline Trans Mountain de Kinder Morgan et le pipeline Express d’Enbridge.
  • Près des deux tiers des exportations de pétrole brut du Canada sont destinés à son marché le plus vaste et le plus important, le Midwest américain. Cependant, le marché d’exportation du Canada qui connaît la croissance la plus rapide est celui de la côte américaine du golfe du Mexique. Les exportations canadiennes vers cette destination ont plus que triplé depuis 2013.
  • En 2018, le Canada comptait 22 installations de chargement ferroviaire de pétrole brut en activité. Toutes ces installations sont situées dans l’Ouest et leur capacité totale est estimée à 1,2 Mb/j.
  • On trouve six installations de déchargement ferroviaire au Canada d’une capacité totale estimative de 0,3 Mb/j. Deux de ces terminaux sont situés en Colombie-Britannique, trois au Québec et un au Nouveau-Brunswick.
  • En 2017, le transport ferroviaire a été utilisé pour à peu près 4 % des exportations canadiennes de pétrole brut, et environ 5 % du pétrole brut canadien et importé qui est utilisé par les raffineries du pays.
  • L’Alberta fournit des produits pétroliers raffinés aux provinces des Prairies par l’entremise du réseau principal d’Enbridge, et à la Colombie-Britannique, grâce au pipeline Trans Mountain. Elle expédie également des produits pétroliers raffinés aux provinces voisines par train et par camion.
  • Le Québec achemine des produits pétroliers principalement en Ontario par le pipeline Trans-Nord, le plus important pipeline interprovincial de produits pétroliers raffinés au Canada, ainsi que par train, bateau et camion.
  • En 2017, la production des raffineries canadiennes a surpassé d’environ 7 % la demande intérieure de produits pétroliers raffinés. Toutefois, les écarts entre la capacité de raffinage et la demande dans les provinces rendent nécessaires les transferts interprovinciaux et le commerce avec les États-Unis.
  • Les exportations de produits pétroliers raffinés canadiens proviennent principalement des raffineries de l’Atlantique, mais de petites quantités sont exportées aux États-Unis en provenance de toutes les régions du Canada.
  • Le Québec, l’Ontario et les provinces de l’Atlantique sont les principales régions importatrices de produits pétroliers raffinés.

Gaz naturel

  • En 2017, le Canada a exporté en moyenne 8,2 Gpi³/j de gaz naturel vers les États-Unis, en plus d’en importer 2,4 Gpi³/j. La valeur des exportations de gaz naturel moins les importations en 2017 s’est élevée à 6,7 milliards de dollars.
  • La majeure partie de la production canadienne de gaz naturel est exportée vers les États-Unis par pipelines, et une très petite quantité l’est par camion sous forme de GNL.
  • Le Canada possède un vaste réseau de gazoducs (figure 5). Le gaz naturel circule habituellement des zones de production de l’Ouest canadien vers les marchés à plus forte demande du centre du Canada et des États-Unis. Le réseau principal de TransCanada est le principal gazoduc de longue distance au pays; il s’étend depuis le réseau de NGTL à la frontière entre l’Alberta et la Saskatchewan jusqu’au Québec. Plusieurs autres gazoducs interprovinciaux et internationaux réglementés par l’Office transportent également le gaz du Canada vers les marchés, notamment Alliance, Westcoast, Foothills, Trans-Québec et Maritimes, Maritimes and Northeast et Emera Brunswick.
  • Plusieurs gazoducs à écoulement dans les deux directions en Ontario permettent l’importation de gaz naturel durant les périodes de pointe.
  • Les installations souterraines de stockage de gaz naturel au Canada ont une capacité de quelque 949 Gpi³. Environ 58 % de cette capacité de stockage est répartie en sol albertain [anglais seulement], et la capacité restante se trouve près de Sarnia, en Ontario. Le stockage de gaz naturel permet d’alimenter les régions consommatrices durant les périodes de pointe en hiver.

Gaz naturel liquéfié (GNL)

  • Depuis 2011, l’Office a approuvé 26 demandes de licence d’exportation de GNL. Des projets d’exportation de GNL ont été proposés pour les côtes Ouest et Est du Canada. Deux des installations d’exportation de GNL proposées sont parvenues à l’étape de décision d’investissement définitive : LNG Canada à Kitimat et Woodfibre LNG à Squamish, toutes deux en Colombie-Britannique. Les premiers envois de GNL par Canada LNG et Woodfibre LNG sont prévus pour le milieu des années 2020 et l’année 2023, respectivement.
  • On trouve un seul terminal méthanier au Canada, Canaport [anglais seulement], au Nouveau-Brunswick. Il est entré en service en 2009 et a une capacité de livraison de gaz naturel de 1,2 Gpi³/j; cependant, les volumes réels ont été bien moindres.
  • Plusieurs provinces et territoires possèdent des usines de GNL de petite taille qui servent à divers usages, notamment au transport (ce qui comprend des bateaux et des parcs de véhicules) et à la production d’électricité. Le GNL fournit aussi du gaz naturel durant les périodes de pointe (p. ex. à Delta, en Colombie Britannique, à Sudbury, en Ontario et à Montréal, au Québec).

Électricité

  • Le Canada est un exportateur net d’électricité. En 2017, les exportations nettes (toutes vers les États-Unis) ont atteint un niveau record de 62,8 TWh, soit 10 % environ de la production canadienne d’électricité.
  • La valeur totale des exportations d’électricité du Canada s’est élevée à 2,9 milliards de dollars et celle des importations, à 240 millions de dollars, soit des exportations nettes de 2,7 milliards de dollars en 2017. La plus grande partie du commerce de l’électricité se fait entre les États Unis et les provinces du Québec, de l’Ontario, du Manitoba et de la Colombie Britannique.
  • Les transferts d’électricité suivent le plus souvent un axe nord-sud, entre les provinces et les États américains, plutôt qu’un axe ouest-est entre les provinces.

Consommation d’énergie et émissions de gaz à effet de serre (GES)

Consommation totale d’énergie

  • En 2016, la demande pour utilisation finale au Canada a totalisé 11 150 pétajoules (PJ). Le secteur industriel vient au premier rang pour la demande d’énergie, avec 52 % de la demande totale, suivi des transports, à 23 %, du secteur résidentiel, à 13 %, et du secteur commercial, à 12 % (figure 6).
  • Les produits pétroliers raffinés ont été le principal type de combustible utilisé au Canada en 2016, représentant 4 677 PJ, ou 42 % de la consommation. Le gaz naturel et l’électricité ont compté pour 3 898 PJ (35 %) et 1 884 PJ (17 %), respectivement (figure 7).

Produits pétroliers raffinés

  • La demande totale en produits pétroliers raffinés au Canada en 2017 s’est élevée à 1,8 Mb/j. Les principaux produits consommés ont été l’essence et le diesel, qui ont représenté 44 % et 29 % de la consommation totale de produits pétroliers raffinés, respectivement. Les autres produits, comme le mazout lourd, l’asphalte et les lubrifiants, constituent les 27 % restants.
  • Les Canadiens font partie des plus grands consommateurs de pétrole et de produits raffinés dans le monde [anglais seulement]. La consommation de produits pétroliers raffinés en 2017 a été de 2 886 litres (ou 18,1 barils). La consommation de produits pétroliers raffinés a été la plus élevée dans les Territoires du Nord-Ouest (8 053 litres par habitant) et la plus basse en Ontario (2 298 litres par habitant).
  • En moyenne, un « réservoir représentatif » d’essence canadienne est composé à 70 % d’essence raffinée dans la province où elle est consommée, à 20 % d’essence raffinée dans une autre province et à 10 % d’essence importée. Il existe cependant d’importantes variations régionales. Par exemple, le Manitoba, l’Île-du-Prince-Édouard, la Nouvelle-Écosse et les territoires n’ont aucune raffinerie, ce qui fait que toute l’essence qui y est consommée est produite ailleurs.
  • L’essence consommée dans l’Ouest canadien et en Ontario est principalement produite à partir de pétrole brut de l’Ouest du Canada, tandis que l’essence consommée au Québec et au Canada atlantique est un mélange de pétroles bruts de l’Ouest canadien, des côtes du Canada atlantique et de l’étranger.
  • Une production croissante, une nouvelle capacité pipelinière et de nouvelles installations de déchargement ferroviaire dans l’est du Canada ont fait en sorte que le pétrole brut de l’Ouest canadien et des États-Unis remplace de plus en plus le pétrole importé d’outre-mer dans les marchés de l’est du pays.

Gaz naturel

  • En 2017, la consommation de gaz naturel du Canada a totalisé en moyenne 10,1 Gpi³/j. Les principales provinces consommatrices ont été l’Alberta, avec 5,2 Gpi³/j, l’Ontario, avec 2,2 Gpi³/j, et la Colombie-Britannique, avec 0,9 Gpi³/j.
  • Le plus grand consommateur de gaz naturel au Canada en 2017 a été le secteur industriel, avec une consommation de 6,7 Gpi³/j. La consommation des secteurs résidentiel et commercial a atteint 1,8 Gpi³/j et 1,6 Gpi³/j, respectivement.

Électricité

  • En 2016, la consommation d’électricité par habitant au Canada s’est établie à 14,9 mégawattheures (MWh). Le Québec est arrivé au premier rang, avec une consommation annuelle d’électricité de 20,8 MWh par habitant, et le Nunavut, au dernier rang, avec 2,9 MWh par habitant.
  • Au Canada, c’est le secteur industriel qui a enregistré la plus forte consommation d’électricité en 2016, avec 233,6 TWh. Les secteurs résidentiel et commercial ont consommé 164,0 TWh et 125,0 TWh, respectivement. La consommation du secteur des transports a été négligeable. La demande d’électricité au Canada a augmenté de seulement 3 % depuis 2005.

Émissions de GES

  • En 2015, les émissions de GES du Canada ont totalisé 704,1 mégatonnes (Mt) d’équivalent en dioxyde de carbone (éq. CO2), une hausse de 17 % depuis 1990.Note de bas de page 1
  • Les émissions par habitant au Canada s’établissaient à 19,4 Mt d’éq. CO2 en 2016.
  • Depuis 1990, la part du Canada des émissions de GES totales cumulatives dans le monde a été inférieure à 2,0 %. Malgré cette faible proportion, le Canada se classe au deuxième rang [anglais seulement] pour les émissions de GES par habitant parmi les pays développés, derrière l’Australie.
  • Le secteur au Canada qui émet le plus de GES est celui de la production pétrolière et gazière, avec 182,7 Mt d’éq. CO2 en 2016. Le secteur des transports suit avec 173,4 Mt d’éq. CO2. Viennent ensuite les secteurs industriel et manufacturier, avec 97,4 Mt, et celui de la production d’électricité, avec 78,6 Mt (figure 8).
  • Des 182,7 Mt d’éq. CO2 produites en 2016 par le secteur pétrolier et gazier, 160,6 Mt étaient attribuables à la production, à la transformation et au transport, et 22,1 Mt découlaient du raffinage du pétrole et de la distribution du gaz naturel.
  • Les émissions de GES découlant de la production d’électricité au Canada ont reculé de 34 % entre 2000 et 2016. Cette réduction tient en grande partie à la fermeture progressive des centrales au charbon en Ontario. Entre 2000 et 2016, les émissions de GES de l’Ontario qui sont liées à la production d’électricité ont chuté de 43,4 Mt d’éq. CO2 à 4,6 Mt.
  • La Saskatchewan et l’Alberta sont les deux provinces où les quantités d’émissions de GES liées à la production d’électricité sont les plus élevées. En 2016, l’Alberta comptait pour 58 % des émissions canadiennes totales de GES dans ce secteur, et la Saskatchewan, 19 %.

Complément d’information

Date de modification :