Profils énergétiques des provinces et territoires – Canada

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Table des matières
  • Figure 1 : Production d’hydrocarbures

    Figure 1 : Production d’hydrocarbures

    Source et description :

    Source :
    Régie – Avenir énergétique du Canada en 2019

    Description :
    Ce graphique illustre la production d’hydrocarbures au Canada de 2008 à 2018. Au cours de cette période, la production de pétrole brut a augmenté, passant de 2,8 Mb/j à 4,8 Mb/j, la totalité de la hausse provenant de l’exploitation des sables bitumineux. La production de gaz naturel a diminué, passant de 16,1 Gpi3/j à 16,2 Gpi3/j.

  • Figure 2 : Production d’électricité par type de combustible (2018)

    Figure 2 : Production d’électricité par type de combustible (2018)

    Source et description :

    Source :
    Régie – Avenir énergétique du Canada en 2019

    Description :
    Ce diagramme circulaire illustre la production d’électricité au Canada par méthode de production. En 2018, la production totale d’électricité s’est élevée à 647,7 TWh.

  • Figure 3 : Carte de la capacité de production d’électricité et des sources de combustible primaire

    Figure 3 : Carte de la capacité de production d’électricité et des sources de combustible primaire

    Source et description :

    Source :
    Régie, Quilliq Energy Corporation, Northwest Territories Power Corporation, Yukon Energy Corporation, Ressources naturelles Canada

    Description :
    Cette carte montre les installations de production d’électricité au Canada. On y indique leur capacité et leur source du combustible primaire.

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  • Figure 4 : Carte de l’infrastructure de pétrole brut

    Figure 4 : Carte de l’infrastructure de pétrole brut

    Source et description :

    Source :
    Régie

    Description :
    Cette carte montre tous les principaux oléoducs ainsi que les principales voies ferrées au Canada.

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  • Figure 5 : Carte de l’infrastructure de gaz naturel

    Figure 5 : Carte de l’infrastructure de gaz naturel

    Source et description :

    Source :
    Régie

    Description :
    Cette carte montre tous les principaux gazoducs au Canada.

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  • Figure 6 : Demande pour utilisation finale par secteur (2017)

    Figure 6 : Demande pour utilisation finale par secteur (2017)

    Source et description :

    Source :
    Régie – Avenir énergétique du Canada en 2019

    Description :
    Ce diagramme circulaire présente la demande d’énergie pour utilisation finale au Canada par secteur. En 2017, la demande d’énergie pour utilisation finale a totalisé 11 489 PJ. Le secteur industriel vient au premier rang avec 52 % de la demande totale, suivi des transports (23 %), puis des secteurs résidentiel (13 %) et commercial (12 %).

  • Figure 7: End-Use Demand by Fuel (2017)

    Figure 7: End-Use Demand by Fuel (2017)

    Source et description :

    Source :
    Régie – Avenir énergétique du Canada en 2019

    Description :
    Cette figure illustre la demande pour utilisation finale par type de combustible au Canada en 2017. Les produits pétroliers raffinés ont compté pour 4 713 PJ (41 %) de la demande, suivis du gaz naturel, avec 4 076 PJ (36 %), de l’électricité, à 1 916 PJ (17 %), des biocarburants, à 632 PJ (6 %) et des autres combustibles, à 151 PJ (1 %).
    Remarque : Les autres combustibles comprennent le charbon, le coke et le gaz de cokerie.

  • Figure 8 : Émissions de GES par secteur

    Figure 8 : Émissions de GES par secteur

    Source et description :

    Source :
    Environnement et Changement climatique Canada – Rapport d'inventaire national

    Description :
    Ce graphique à colonnes empilées illustre les émissions de GES au Canada par tranches de cinq ans, de 1990 à 2017 en Mt d’éq. CO2. Les émissions totales de GES ont augmenté au Canada, passant de 601 Mt d’éq. CO2 en 1990 à 716 Mt en 2017.

Production énergétique

Pétrole brut

  • Le Canada a produit 4,8 millions de barils par jour (Mb/j) de pétrole brut en 2018, une hausse de 61 % par rapport à 2010 (figure 1). Le Canada se classe ainsi au quatrième rang mondial pour la production de pétrole.
  • La production canadienne est concentrée dans l’Ouest, qui comptait pour 95 % de la production totale en 2018. Les 5 % restants provenaient en grande partie de Terre Neuve-et-Labrador.
  • Le pétrole brut produit au Canada est surtout destiné aux marchés d’exportation. En 2018, le Canada a exporté en moyenne 3,6 Mb/j, une hausse de 8 % par rapport à l’année précédente et de 83 % depuis 2010.
  • Le Canada possède certaines des plus grandes réserves de pétrole dans le monde; il n’était devancé à ce chapitre que par le Venezuela et l’Arabie saoudite en 2018. Selon la projection du plus récent rapport Avenir énergétique du Canada de la Régie de l’énergie du Canada, la production de pétrole brut augmentera de près de 50 % d’ici 2040, pour atteindre environ 7 Mb/j.
  • À elles trois, l’Alberta, la Saskatchewan et Terre-Neuve produisent 97 % du pétrole canadien, et elles sont les seules provinces à produire du pétrole lourd.

Produits pétroliers raffinés

  • Les produits pétroliers raffinés englobent de nombreux produits tirés du pétrole brut, dont l’essence automobile, le diesel, le mazout de chauffage et le carburéacteur. Ils constituent la catégorie d’énergie la plus consommée par les utilisateurs finaux au Canada.
  • Le Canada compte 17 raffineries ayant une capacité totale de quelque 2 Mb/j. L’Alberta possède la plus grande capacité de raffinage (27 %); elle est suivie de l’Ontario (20 %), du Québec (19 %), du Nouveau-Brunswick (16 %), de la Saskatchewan (8 %), de Terre-Neuve-et-Labrador (7 %) et de la Colombie-Britannique (3 %).
  • L’usine Sturgeon à Redwater, en Alberta, est la première raffinerie construite au Canada depuis 1984.
  • En 2018, les raffineries canadiennes ont tourné en moyenne à 84 % de leur capacité et ont consommé 1,6 Mb/j de pétrole brut.

Gaz naturel et liquides de gaz naturel (« LGN »)

  • En 2018, la production canadienne totale de gaz naturel a atteint en moyenne 16,2 milliards de pieds cubes par jour (Gpi3/j) (figure 1).
  • L’Alberta et la Colombie-Britannique ont compté pour près de 97 % de cette production. De plus petites quantités de gaz naturel sont produites en Saskatchewan, au Nouveau-Brunswick et en Ontario et des Territoires du Nord-Ouest.
  • En 2018, la production de liquides de gaz naturel (« LGN ») de l’Alberta extraite du pétrole brut, excluant les condensats et les pentanes plus, s’élevait à quelque 700 kb/j. La majeure partie de cette production provient de l’Alberta.
  • La production de gaz naturel et de LGN en Nouvelle-Écosse a cessé en décembre 2018 avec la fermeture du projet énergétique extracôtier de l’île de Sable.
  • Selon la projection du plus récent rapport Avenir énergétique du Canada de la Régie de l’énergétique du Canada, la production de gaz naturel augmentera de plus de 30 % d’ici 2040, pour dépasser 20 Gpi3/j.

Électricité

  • En 2018, le Canada a produit 647,7 térawattheures (TWh) d’électricité. Plus de la moitié de l’électricité produite au Canada (61 %) provenait de sources hydroélectriques. Le reste venait de diverses sources, comme le gaz naturel, les énergies nucléaire, éolienne et solaire, le charbon, la biomasse et le pétrole (figure 2).
  • Au Canada, le secteur de l’électricité est réglementé principalement par les provinces. Cela inclut la plupart des politiques reliées à la tarification et les types de production d’énergie électrique.
  • Les sociétés privées ou publiques de services publics, ou une combinaison des deux dans le cas de l’Alberta et de l’Ontario, produisent et distribuent l’essentiel de la production d’électricité au pays. Il n’y a qu’en Alberta et en Ontario où les marchés de gros de l’électricité sont déréglementés. Les prix de gros déréglementés sont fixés par les forces de l’offre et de la demande.
  • Les provinces et les territoires utilisent différentes ressources pour produire l’électricité (figure 3). Plus de 80 % de l’électricité produite en Colombie-Britannique, au Manitoba, au Québec, à Terre-Neuve-et-Labrador et au Yukon provenaient de l’hydroélectricité. L’Ontario, le Nouveau-Brunswick et les Territoires du Nord-Ouest utilisent des combinaisons diverses d’énergie nucléaire, d’hydroélectricité, d’énergie éolienne, de biomasse, de charbon, de gaz naturel et de pétrole, mais ce ne sont pas toutes les provinces qui font usage de tout ce panier. L’Alberta, la Saskatchewan, la Nouvelle-Écosse et le Nunavut produisent la majeure partie de leur électricité au moyen de combustibles fossiles, comme le charbon, le gaz naturel ou le pétrole.
  • La production obtenue des parcs éoliens et des panneaux solaires photovoltaïques, négligeable en 2005, représentait près de 5 % de la production totale d’électricité en 2018. Le Canada se classe au neuvième rang mondial pour ce qui est des installations éoliennes et solaires.
  • En 2018, la capacité éolienne du Canada s’élevait à 13,0 gigawatts (GW). La majorité des parcs éoliens au Canada se trouvent en Ontario, au Québec et en Alberta.
  • En 2018, la capacité solaire du Canada totalisait 2,9 GW. Plus de 98 % des installations solaires au pays se trouvent en Ontario.

Uranium

  • Le Canada est un chef de file mondial de la production d’uranium. Il a compté pour 13 % de la production mondiale en 2018, une baisse marquée par rapport à 22 % l’année précédente. Environ 85 % de la production canadienne est destinée à l’exportation, et les 15 % restants sont utilisés dans des réacteurs à combustible en Ontario et au Nouveau-Brunswick.
  • Actuellement, la Saskatchewan est la seule province productrice d’uranium au Canada. Auparavant, on extrayait également de l’uranium dans des mines situées en Ontario et dans les Territoires du Nord-Ouest.
  • La mine McArthur River-Key Lake de Cameco dans le Nord de la Saskatchewan est la plus grande mine d’uranium au monde. Cependant, en raison de la faible demande mondiale, les activités de cette mine ont été suspendues jusqu’à nouvel ordre. La fermeture, amorcée en février 2018, a fait chuter la part du Canada dans la production mondiale d’uranium.
  • La plus grande raffinerie d’uranium est exploitée par Cameco, à Blind River, en Ontario. L’uranium raffiné est expédié à des usines de conversion pour continuer sa transformation en combustible.

Transport et commerce des produits énergétiques

Pétrole brut et liquides

  • Le vaste réseau pipelinier du Canada dessert les raffineries du pays et les marchés d’exportation (figure 4). La Régie de l’énergie du Canada réglemente tous les oléoducs interprovinciaux et internationaux.
  • En 2018, le Canada a exporté environ 2,8 Mb/j de pétrole brut lourd et 0,8 Mb/j de pétrole brut léger. La valeur totale des exportations de pétrole brut du Canada cette même année s’élevait à plus de 80 milliards de dollars canadiens.
  • En 2018, le Canada a importé 0,76 Mb/j de pétrole, principalement du brut léger (incluant les condensats). Ces importations visaient principalement le Canada central et l’est du pays.
  • Quatre pipelines transportent la plus grande partie des exportations de pétrole brut du Canada : canalisation principale au Canada d’Enbridge, Keystone de TC Énergie (auparavant TransCanada), Trans Mountain et Express d’Enbridge.
  • Près des deux tiers des exportations de pétrole brut du Canada sont destinés à son marché le plus vaste et le plus important, le Midwest américain. Cependant, le marché d’exportation du Canada qui connaît la croissance la plus rapide est celui de la côte américaine du golfe du Mexique. Les exportations canadiennes vers cette destination ont augmenté de plus de 600 % depuis 2013.
  • Le Canada compte plus de 30 installations ferroviaires de chargement de pétrole brut, la plupart situées dans l’Ouest, qui ont une capacité totale estimée à 1,4 Mb/j.
  • En 2018, une proportion d’environ 6 % de la production de pétrole brut du Canada a été transportée par chemin de fer. Les transports ferroviaire et maritime ont acheminé environ 28 % du pétrole brut intérieur et importé consommé dans les raffineries canadiennes; la plus grande partie du reste l’a été par des pipelines.
  • L’Alberta fournit des produits pétroliers raffinés aux provinces des Prairies par l’intermédiaire de la canalisation principale d’Enbridge, et à la Colombie-Britannique, grâce au pipeline Trans Mountain. Elle expédie également des produits pétroliers raffinés aux provinces voisines par train et par camion.
  • Le Québec achemine des produits pétroliers, principalement en Ontario, par le pipeline Trans-Nord, le plus important pipeline interprovincial de produits pétroliers raffinés au Canada, ainsi que par train, bateau et camion.
  • La production des raffineries canadiennes a été environ 2 % inférieure à la demande canadienne totale de produits pétroliers raffinés en 2018; des écarts entre les provinces dans la capacité de raffinage et la demande de ces produits ont rendu nécessaires des échanges interprovinciaux et du commerce international.
  • Les exportations de produits pétroliers raffinés canadiens proviennent surtout des raffineries de l’Atlantique, mais de petites quantités sont exportées aux États-Unis à partir de toutes les régions du Canada.
  • Le Québec, l’Ontario et les provinces de l’Atlantique sont les principales régions importatrices de produits pétroliers raffinés.
  • Le Canada importe des condensats des États-Unis par l’intermédiaire des pipelines Southern Lights d’Enbridge et Cochin de Kinder Morgan. Les condensats importés en Alberta servent surtout de diluant pour permettre le transport de pétrole lourd et de bitume par pipeline.

Gaz naturel

  • En 2018, le Canada a exporté en moyenne 7,8 Gpi3/j de gaz naturel vers les États-Unis et en a importé 2,2 Gpi3/j. La valeur des exportations de gaz naturel, moins les importations, en 2018 s’est élevée à 6,1 milliards de dollars.
  • La majeure partie de la production canadienne de gaz naturel est exportée aux États-Unis par pipelines, et une très petite quantité l’est par camion sous forme de GNL.
  • Le Canada possède un vaste réseau de gazoducs (figure 5). Le gaz naturel circule habituellement des zones de production de l’Ouest canadien vers les marchés à plus forte demande du centre du Canada et des États-Unis. Le réseau principal au Canada de TC Énergie est le principal gazoduc de longue distance au pays; il s’étend depuis le réseau de NGTL à la frontière entre l’Alberta et la Saskatchewan jusqu’au Québec. Plusieurs autres gazoducs interprovinciaux et internationaux réglementés par la Régie de l’énergie du Canada transportent également le gaz du Canada vers les marchés, notamment Alliance, BC Pipeline (aussi connu sous le nom de Westcoast), Foothills, Trans-Québec et Maritimes, Maritimes and Northeast et Emera Brunswick.
  • Plusieurs gazoducs à écoulement bidirectionnel  en Ontario permettent l’importation de gaz naturel durant les périodes de pointe de la demande.
  • Les installations souterraines de stockage de gaz naturel au Canada ont une capacité de quelque 949 Gpi³. Environ 58 % de cette capacité de stockage est répartie en sol albertain, et la capacité restante se trouve près de Sarnia, en Ontario. On trouve aussi une capacité de stockage souterraine de moindre importance en Saskatchewan, en Colombie-Britannique et au Québec. Le stockage de gaz naturel permet d’alimenter les régions consommatrices durant les périodes de pointe en hiver.

Gaz naturel liquéfié (« GNL »)

  • En date de décembre 2019, la Régie avait approuvé 34 demandes de licence d’exportation pour des projets de GNL au Canada. Des projets d’exportation de GNL ont été proposés pour les côtes Ouest et Est. Seule une des installations d’exportation de GNL est arrivée au stade de la décision d’investissement finale définitive favorable, soit LNG Canada, à Kitimat, en Colombie-Britannique. L’usine de LNG Canada est en construction et les premières expéditions de GNL sont prévues au milieu de 2020.
  • On trouve un seul terminal méthanier au Canada, Canaport, au Nouveau-Brunswick. Il est entré en service en 2009 et a une capacité de livraison de gaz naturel de 1,2 Gpi3/j; cependant, les volumes réels ont été bien moindres.
  • Plusieurs provinces et territoires possèdent des usines de GNL de petite taille qui servent à divers usages, notamment au transport (ce qui comprend des bateaux et des parcs de véhicules) et à la production d’électricité. Le GNL fournit aussi du gaz naturel durant les périodes de pointe (p. ex. à Delta, en Colombie-Britannique, à Sudbury, en Ontario et à Montréal, au Québec).
  • Depuis la fin de 2017, le Canada exporte également de petits volumes de GNL vers l’Asie, depuis l’installation de l’île Tilbury de FortisBC.

Électricité

  • Le Canada est un exportateur net d’électricité. En 2018, les exportations nettes (toutes vers les États-Unis) ont atteint un niveau record de 48,5 TWh, soit environ 7 % de la production d’électricité du Canada.
  • La valeur totale des exportations d’électricité du Canada s’est élevée à 2,9 milliards de dollars canadiens et celle des importations, à 0,5 milliard de dollars canadiens, pour des exportations nettes de 2,4 milliards de dollars en 2018. La plus grande partie du commerce de l’électricité se fait entre les États Unis et les provinces du Québec, de l’Ontario, du Manitoba et de la Colombie Britannique.
  • Les transferts d’électricité suivent le plus souvent un axe nord-sud, entre les provinces et les États américains, plutôt qu’un axe ouest-est entre les provinces.

Consommation d’énergie et émissions de gaz à effet de serre (« GES »)

Consommation totale d’énergie

  • En 2017, la demande d’énergie pour utilisation finale au Canada a totalisé 11 489 pétajoules (PJ). Le secteur industriel vient au premier rang pour la demande d’énergie avec 52 % de la demande totale, suivi des transports (23 %), du secteur résidentiel (13 %) et du secteur commercial (12 %) (figure 6).
  • Les produits pétroliers raffinés ont été le principal type de combustible utilisé au Canada en 2018 avec 4 713 PJ, ou 41 % de la consommation totale. Le gaz naturel et l’électricité ont compté pour 4 076 PJ (35 %) et 1 916 PJ (17 %), respectivement (figure 7).

Produits pétroliers raffinés

  • La demande totale en produits pétroliers raffinés au Canada en 2018 s’est élevée à 1,9 Mb/j. Les principaux produits consommés ont été l’essence automobile et le diesel, qui ont représenté 43 % et 30 % de la consommation totale de ces produits, respectivement. Les autres produits, comme le mazout lourd, l’asphalte et les lubrifiants, constituent les 27 % restants.
  • Les Canadiens sont parmi les plus grands consommateurs de pétrole et de produits raffinés dans le monde. En 2018, la consommation de produits pétroliers raffinés par habitant s’est élevée à 3 038 litres (ou 19 barils). C’est aux Territoires du Nord-Ouest qu’elle est la plus élevée à 7 378 litres par habitant, et au Nunavut, la plus basse, à 465 litres par habitantNote de bas de page 1.
  • En moyenne, un « réservoir représentatif » d’essence automobile canadienne est composé à 60 % d’essence raffinée dans la province où elle est consommée, à 20 % d’essence raffinée dans une autre province et à 20 % d’essence importée. Il existe cependant d’importantes variations régionales. Par exemple, le Manitoba, l’Île-du-Prince-Édouard, la Nouvelle-Écosse et les territoires n’ont aucune raffinerie, ce qui fait que toute l’essence qui y est consommée est produite ailleurs.
  • L’essence consommée dans l’Ouest canadien et en Ontario est principalement produite à partir de pétrole brut de l’Ouest du Canada, tandis que l’essence consommée au Québec et au Canada atlantique est un mélange de pétroles bruts de l’Ouest canadien, des côtes du Canada atlantique et de l’étranger.
  • L’augmentation de la production, l’accroissement de la capacité pipelinière et de nouvelles installations de déchargement ferroviaire dans l’est du Canada ont permis au pétrole brut de l’Ouest canadien et des États-Unis de supplanter de plus en plus les importations d’outre-mer des raffineries de l’est du pays.

Gaz naturel

  • En 2018, la consommation de gaz naturel du Canada a totalisé en moyenne 11,2 Gpi3/j. Les principales provinces consommatrices ont été l’Alberta (6,2 Gpi3/j), l’Ontario (2,7 Gpi3/j) et la Colombie-Britannique (0,7 Gpi3/j).
  • Le secteur industriel, dont la consommation en 2018 s’est élevée à 7,8 Gpi3/j, a été le plus grand consommateur de gaz naturel au Canada. Les secteurs résidentiel et commercial ont consommé 1,9 Gpi3/j et 1,5 Gpi3/j, respectivement.

Électricité

  • En 2017, la consommation d’électricité par habitant au Canada s’est établie à 14,6 mégawattheures (MWh). Le Québec est arrivé au premier rang, avec une consommation annuelle d’électricité de 20,8 MWh par habitant, et le Nunavut, au dernier rang, avec 2,9 MWh par habitant.
  • Au Canada, c’est le secteur industriel qui a enregistré la plus forte consommation d’électricité en 2017 avec 238 TWh. Les secteurs résidentiel et commercial ont consommé 168 TWh et 126 TWh, respectivement. La consommation du secteur des transports a été négligeable. La demande d’électricité au Canada a augmenté de seulement 5 % depuis 2005.

Émissions de GES

  • En 2017, les émissions de GES du Canada ont totalisé 715,7 mégatonnes (Mt) d’équivalent en dioxyde de carbone (éq. CO2). Il s’agit d’une augmentation de 19 % depuis 1990 et d’une diminution de 2 % depuis 2005Note de bas de page 2.
  • Les émissions par habitant au Canada s’établissaient à 19,6 Mt d’éq. CO2 en 2017.
  • Depuis 1990, la part du Canada des émissions de GES totales cumulatives dans le monde a été inférieure à 2,0 %. Malgré cette faible part, le Canada se classe parmi les quatre premiers pays développés pour les émissions de GES par habitant, avec l’Australie, le Luxembourg et les États-Unis.
  • Le secteur au Canada qui émet le plus de GES est celui de la production pétrolière et gazière avec 194,5 Mt d’éq. CO2 en 2017. Le secteur des transports suit avec 174,4 Mt d’éq. CO2. Viennent ensuite les secteurs industriel et manufacturier (94,5 Mt) et celui des bâtiments (85 Mt) (figure 8).
  • Des 194,5 Mt d’éq. CO2 produites en 2017 par le secteur pétrolier et gazier, 171,4 Mt découlaient de la production, de la transformation et du transport, et 23,2 Mt du raffinage du pétrole et de la distribution du gaz naturel.
  • Les émissions de GES provenant de la production d’électricité au Canada ont reculé de 43 % entre 2000 et 2017. Cette réduction tient en grande partie à la fermeture progressive des centrales au charbon en Ontario. Durant cette période, les émissions de GES de l’Ontario qui sont liées à la production d’électricité ont chuté de 43,4 Mt d’éq. CO2 à 2,0 Mt.
  • La Saskatchewan et l’Alberta sont les deux provinces où les quantités d’émissions de GES associées à la production d’électricité sont les plus élevées. En 2017, l’Alberta comptait pour 60 % des émissions canadiennes totales de GES dans ce secteur, et la Saskatchewan, pour 21 %.

Complément d’information

Sources des données

Les profils énergétiques des provinces et territoires s’harmonisent avec les plus récents ensembles de données d’Avenir énergétique du Canada en 2019 de la Régie. Les concepteurs d’Avenir énergétique puisent dans diverses sources de données; ils se basent généralement sur celles de Statistique Canada et font des ajustements selon les circonstances particulières de chaque province et territoire. Les ajustements sont nécessaires pour assurer l’uniformité et la comparabilité des données sur les provinces et territoires.

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