Le mercredi 28 août, l’Office national de l’énergie est devenu la Régie de l’énergie du Canada. Pour de plus amples renseignements, consultez la page d’information sur la mise en œuvre de la Loi sur la Régie canadienne de l’énergie

D’où vient l’essence consommée au Canada?

Mai 2019

Résumé

Autocaravane arrêtée à une station-service en campagne pour faire le plein par une belle journée d’été.

Le Canada possède une vaste infrastructure de production et de transport d’essence qui garantit un approvisionnement fiable et flexible pour les Canadiens. Sa chaîne d’approvisionnement en essence commence par l’extraction et le traitement du pétrole. Cette étape de production a principalement lieu dans le bassin sédimentaire de l’Ouest canadien (« BSOC »). Les raffineries qui y sont situées, ou qui se trouvent à proximité, raffinent du pétrole local. Dans l’Est du Canada, les raffineries traitent davantage de brut importé que de brut produit au pays en raison des frais de transport plus importants, d’un accès pipelinier limité au pétrole de l’Ouest canadien et de l’incapacité des raffineries de traiter le brut lourd produit dans le BSOC.

Le Canada compte 14 raffineries productrices d’essence (17 raffineries au total) : 6 dans l’Ouest, 4 en Ontario, 2 au Québec et 2 dans les provinces de l’Atlantique. Les produits diffèrent selon la raffinerie, mais le principal est l’essence, qui constitue en moyenne 36 % de la production. Les raffineries produisent aussi d’autres produits pétroliers raffinés (« PPR »), notamment le diesel et le carburéacteur.

L’essence et les autres PPR sont transportés des raffineries à des terminaux de stockage près des villes. Les marchés de l’essence étant très localisés, la production de chaque région n’en sort généralement pas. Des réseaux de pipelines, de chemins de fer, de routes de navigation et d’autoroutes servent à la distribution de l’essence des raffineries de l’Ouest canadien aux terminaux entre l’île de Vancouver et Thunder Bay; des raffineries de l’Ontario aux terminaux entre Sarnia et Ottawa; des raffineries du Québec aux terminaux entre Ottawa et la côte Atlantique; et des raffineries du Nouveau-Brunswick et de Terre-Neuve-et-Labrador aux terminaux dans les environs des provinces de l’Atlantique.

Les terminaux constituent les points de réception et de distribution de l’essence canadienne et importée. C’est aussi eux qui fixent les prix de gros pour les marchés locaux. Comme les volumes demandés par les particuliers et les installations dispersées sont relativement faibles, le transport à partir des terminaux se fait presque exclusivement par camion

L’essence achetée dans les stations-service et les installations de stockage en vrac locales fait fonctionner des véhicules personnels et de transport de marchandises ainsi que de la machinerie industrielle. En 2018, 46  milliards de litres d’essence automobile ont été vendus sur le marché intérieur, ce qui représente 42 % de toutes les ventes de PPR sur ce marché.

Aperçu de la chaîne d’approvisionnement en essence

Les Canadiens ont consommé 46 milliards de litres d’essence en 2018. Pour répondre à cette demande, il faut d’abord et avant tout extraire le pétrole brut des zones de production au pays et à l’étranger. Le pétrole est ensuite acheminé à des raffineries, où il est transformé en plusieurs produits chimiquement distincts, dont l’essence. L’essence est ensuite acheminée vers des terminaux à proximité des agglomérations, où on la stocke et la mélange à des additifs, différents selon la marque, qui en améliorent l’efficacité et le rendement, ainsi qu’à de l’éthanol, conformément aux règlements gouvernementaux. Enfin, des camions transportent le produit final à des milliers de stations-service d’un bout à l’autre du pays.

Figure 1 : Aperçu de la chaîne d’approvisionnement en essence

Figure 1: Gasoline Supply Chain Overview

Source : Agence d’information sur l’énergie des États-Unis

Description

Cette figure montre les principales étapes de la chaîne d’approvisionnement en essence. Le pétrole canadien et importé est reçu à la raffinerie, qui le transforme en produits pétroliers raffinés, dont l’essence. Ces produits sont transférés aux réservoirs de stockage de la raffinerie avant d’être acheminés vers des terminaux de stockage en vrac où ils sont entreposés et mélangés à de l’éthanol et à d’autres additifs ainsi qu’à de l’essence importée. Des camions-citernes livrent le produit final aux stations-service.

Ce processus est principalement effectué au Canada, par des sociétés canadiennes. Néanmoins, en 2018, le pétrole importé constituait 46 % de l’approvisionnement des raffineries canadiennes, et les importations d’essence raffinée totalisaient 7,9 milliards de litres.

Dans bien des cas, les sociétés contrôlent de nombreux aspects de leur chaîne d’approvisionnement. Ainsi, une société peut gérer la production de pétrole et les activités de raffinage de même que posséder ou exploiter des terminaux de distribution et des stations de vente au détail, ou passer des contrats avec les propriétaires et exploitants. C’est ce qu’on appelle l’intégration verticale. Bon nombre des principaux raffineurs du Canada, notamment L’Impériale, Shell Canada, Suncor Énergie et Husky Energy, sont intégrés verticalement. D’autres, comme Irving Oil, Federated Co-op et Valero, ne produisent pas de pétrole brut, mais exploitent des terminaux de distribution et des stations de vente au détail.

Production canadienne de pétrole et importations

Toute essence est produite à partir de pétrole brut. Au Canada, la majorité de la production de pétrole se fait dans le BSOC, qui englobe la presque totalité de l’Alberta ainsi que certaines parties de la Saskatchewan, du Manitoba, de la Colombie-Britannique, du Yukon et des Territoires du Nord-Ouest. La production au large des côtes de Terre-Neuve-et-Labrador contribue pour environ 5 % de la production canadienne. Quant aux importations de pétrole brut, qui représentaient 46 % de l’approvisionnement total des raffineries canadiennes en 2018, elles alimentent principalement l’Ontario, le Québec et les provinces de l’Atlantique.

Le choix de la source d’approvisionnement en pétrole brut des raffineries dépend de facteurs logistiques et économiques, et le choix du type de pétrole, de la complexité des installations. Les raffineries de l’Ouest canadien traient exclusivement du pétrole canadien en raison de leur proximité avec la production peu coûteuse du BSOC. Elles raffinent davantage de brut issu des sables bitumineux, de brut synthétique et de bitume que les installations situées ailleurs au pays. Le pipeline Trans Mountain, est-ouest, achemine le pétrole brut du BSOC à la raffinerie de Burnaby, et le pipeline Plateau, nord-sud, à celle de Prince George.

Figure 2 : Principales régions productrices de pétrole brut et raffineries, et principaux piplines d'approvisionnement

Figure 2 : Principales régions productrices de pétrole brut et raffineries, et principaux piplines d'approvisionnement

Source : Office national de l’énergie

Description

Les zones colorées de cette carte indiquent les principales sources de pétrole dans le bassin sédimentaire de l’Ouest canadien et des zones extracôtières. Les lignes indiquent les itinéraires de plusieurs pipelines qui alimentent les raffineries canadiennes.

Les raffineries de l’Ontario s’approvisionnent auprès d’un plus grand nombre de sources, ajoutant au brut du BSOC du pétrole importé des États-Unis, principalement du Dakota du Nord et du Texas. Elles raffinent de bien plus grands volumes de brut moyen et léger classique que les raffineries de l’Ouest canadien, mais moins de brut issu de sables bitumineux, de brut synthétique et de bitume. Les raffineries près de Sarnia et de Nanticoke reçoivent leur brut du BSOC par le réseau principal et la canalisation 9 d’Enbridge.

Le coût de transport des produits du BSOC augmente sur le tronçon de la canalisation 9 qui traverse l’Ontario en direction du Québec, et les importations de pétrole brut par bateau deviennent donc plus intéressantes pour les raffineurs. Même si sa capacité de raffinage est légèrement inférieure à celle de l’Ontario, le Québec a importé environ de trois fois plus de pétrole que l’Ontario en 2018. Ces importations, en majorité des États-Unis et de l’Algérie, passent par la canalisation 9 pour se rendre aux raffineries québécoises et compléter l’approvisionnement canadien. Les raffineries québécoises traitent presque exclusivement du brut léger, moyen et synthétique.

À l’heure actuelle, les oléoducs ne se rendent que jusqu’à Québec. La plus grande partie des provinces de l’Atlantique n’ont ainsi aucun accès économique à la production de pétrole brut de l’Ouest canadienNote de bas de page 1. Par conséquent, les raffineries les plus à l’est du Canada traitent principalement du pétrole importé des États-Unis, du Moyen-Orient, de l’Afrique et de l’Europe, ainsi que de relativement petits volumes de la production extracôtière canadienne.

Raffinage

Le pétrole brut est séparé en hydrocarbures légers et lourds par des processus de raffinage complexes. Il se transforme ainsi en un certain nombre de PPR chimiquement distincts, tels l’essence, le diesel, le carburéacteur et d’autres carburants. Le principal produit est l’essence, qui représente 36 % de la production des raffineries canadiennes. Viennent ensuite le diesel et les distillats moyens (comme le mazout léger), avec 33 %. Bien que l’essence constitue seulement un peu plus du tiers de la production totale des raffineries, elle est le produit qui a le plus d’incidences sur la vie quotidienne de la majorité des Canadiens.

Figure 3 : Illustration simplifiée d’une raffinerie de pétrole

Figure 3 : Illustration simplifiée d’une raffinerie de pétrole

Source : Agence d’information sur l’énergie des États-Unis

Description

Cette figure est une illustration simplifiée des procédés les plus importants d’une raffinerie. Une raffinerie transforme du pétrole brut transporté par conduit dans un grand four. Une fois chauffé, le pétrole brut se sépare en produits de poids différents : les gaz de pétrole liquéfiés, les plus légers, montent au sommet, tandis que les plus lourds, les résidus, restent au fond.

Le Canada compte 17 raffineries en exploitation, parmi lesquelles 14 produisent de l’essenceNote de bas de page 2. En général, les raffineries se trouvent au bord d’une voie navigable importante, à proximité d’une grande ville ou d’un lieu de production de pétrole brut. Par exemple, en Alberta, toutes les raffineries se situent au cœur du BSOC, d’où elles tirent leur pétrole brut. En Ontario, les raffineries se trouvent au bord des voies navigables importantes dans le sud de la province ou près des grandes villes, où la demande pour les produits raffinés est la plus forte. Les raffineries du Québec et des provinces de l’Atlantique sont établies près des principales voies navigables, ce qui leur permet de faire venir par bateau du pétrole d’outre-mer.

En général, les raffineries et leurs marchés intérieurs sont très localisésNote de bas de page 3. Les raffineries de l’Ouest canadien approvisionnent en essence les marchés de l’Ouest canadien, de l’île de Vancouver au Nord-Ouest de l’Ontario, ainsi que ceux des territoires du Nord. Les raffineries de l’Ontario desservent les marchés de la province, à l’est jusqu’à Ottawa. L’Ontario reçoit aussi des PPR du Québec, mais les principaux marchés des raffineries québécoises se trouvent le long du fleuve Saint-Laurent, notamment les villes de Montréal et de Québec. Les raffineries du Nouveau-Brunswick et de Terre-Neuve-et-Labrador livrent leurs produits aux provinces des Maritimes, et de temps en temps au Nunavut.

Figure 4 : Raffineries canadiennes et leur capacité

Figure 4 : Raffineries canadiennes et leur capacité

Source : Association canadienne des producteurs pétroliers

Description

Cette carte montre l’emplacement, le propriétaire et la capacité des 14 raffineries canadiennes qui produisent de l’essence.

Transport, stockage et vente

Vue de Victoria, en Colombie-Britannique, à partir de Fisherman’s Wharf et de la marina sous un ciel partiellement couvert.

Après le raffinage, l’essence est transportée vers des réservoirs de stockage situés à la raffinerie ou dans les environs. Elle est ensuite acheminée à des terminaux de distribution à proximité des grands marchés, soit près des grands centres de demande d’essence au Canada. Les terminaux jouent le rôle d’une batterie : les stations de vente au détail et installations de stockage en vrac locales s’y approvisionnent avant d’offrir les produits aux industries et au public. Bon nombre des principaux marchés pour l’essence, notamment Vancouver, Calgary, Saskatoon, Winnipeg, le sud de l’Ontario et Montréal, sont directement reliés aux raffineries par des pipelines. Le long des côtes et dans les régions des Grands Lacs et du Saint-Laurent, de nombreux terminaux reçoivent leur approvisionnement par barge. À l’intérieur des terres, les grands terminaux s’en remettent au transport ferroviaire.

Aux terminaux, les détaillants mélangent leur essence à des additifs exclusifs qui en améliorent l’efficacité et le rendement, ainsi qu’à de l’éthanol, conformément aux exigences fédérales et provinciales relatives aux carburants renouvelables. Comme ce sont des centres de distribution régionaux, les terminaux servent de points de référence pour le prix de détail de l’essence. De nombreux exploitants de terminaux comme Petro-Canada, Shell Canada et Valero publient leurs prix de gros, ou prix à la rampe. Ces prix tiennent compte de coûts associés à différentes étapes de la chaîne d’approvisionnement, notamment le prix du pétrole brut, les marges de raffinage et les coûts de transport jusqu’au terminal, y compris les droits d’utilisation des pipelines de transport d’essence. Outre une marge de commercialisation relativement petite ajoutée par le détaillant, les prix à la rampe comprennent la totalité du coût de production (y compris les marges bénéficiaires). Ce sont les taxes gouvernementales appliquées à la pompe qui sont principalement responsables de l’écart entre les prix à la rampe et les prix à la pompe.

En 2017, 78 terminaux étaient enregistrés auprès d’Environnement et Changement climatique CanadaNote de bas de page 4. Tous les terminaux du Canada peuvent charger des camions, et certains, des bateaux, des wagons et même des pipelines. Sur le plan logistique, les camions-citernes sont le moyen le plus pratique et le plus économique pour acheminer l’essence aux stations de vente au détail, parce qu’ils laissent une marge de manœuvre quant au volume et à la destination de chaque envoi. Dans les provinces de l’Atlantique, de nombreux terminaux peuvent charger des bateaux, ce qui leur permet d’approvisionner de petites villes côtières.

L’inventaire national des sites de vente au détail de pétrole du Kent Group recensait, en 2017, 11 948 stations de vente au détail d’essence au Canada. Bon nombre d’entre elles sont contrôlées par de grandes sociétés pétrolières et des raffineurs-détaillants intégrés, qui vendent leur propre marque d’essence. Bien d’autres sont contrôlées par des intérêts indépendants, qui signent des contrats pour vendre ces mêmes marques bien connues. À titre d’exemple, le rapport du Kent Group indique que 39 % des stations-service au Canada vendent les marques Suncor, Esso ou Shell, alors que les prix de 11 % de toutes les stations sont contrôlés par ces sociétés. Dans l’ensemble, les prix de 23 % des stations sont déterminés par sept raffineurs-détaillants intégrés.

Importations d’essence

Tout comme les raffineries du Canada traitent du pétrole canadien et importé, les terminaux d’essence complètent leur approvisionnement canadien avec des importations. Bien que le pays soit un exportateur net d’essence, il lui faut en importer pour répondre aux demandes locales, car la production varie selon la région. Le plus gros importateur est habituellement le Québec, qui envoie ensuite en Ontario une grande partie de l’essence. En second se classent les provinces de l’Atlantique et la Colombie-Britannique. Le Yukon importe parfois de l’essence de l’Alaska. L’Union européenne (UE) et les États-Unis sont deux sources importantes pour le Canada. En 2017, l’UE a exporté 5,0 milliards de litres au pays, et l’Agence d’information sur l’énergie des États-Unis fait état de 1,2 milliard de litres d’essence automobile raffinée exportés au Canada.

Transport dans l’Ouest et le Nord canadiens

Réservoirs de pétrole et tours de raffinage à Fort Saskatchewan, en Alberta, l’hiver.

Edmonton, pôle de la production d’essence dans l’Ouest canadien, est reliée aux principales zones métropolitaines de la Colombie-Britannique et des provinces des Prairies par trois principaux pipelines. Le pipeline Alberta Products transporte l’essence vers le sud jusqu’aux terminaux de Calgary. Vers l’ouest, le pipeline Trans Mountain approvisionne les terminaux de Kamloops et de Burnaby, en Colombie-Britannique. Le réseau principal d’Enbridge, qui s’étend vers l’est, achemine l’essence aux terminaux de Regina, en Saskatchewan, et jusqu’à Gretna, au Manitoba. S’approvisionnant de ce réseau, le pipeline Saskatchewan transporte l’essence de Milden, en Saskatchewan, aux terminaux de Saskatoon, et le pipeline Winnipeg Products relie Gretna à Winnipeg, au Manitoba.

Les raffineries d’Edmonton desservent aussi de plus petits terminaux de l’Alberta par les réseaux ferroviaire et routier. Un chemin de fer les relie au seul terminal enregistré des territoires du Nord canadien, situé à Hay River, aux Territoires du Nord-Ouest.

La plus grande partie de l’essence produite dans les deux raffineries de la Colombie-Britannique est transportée par train, bateau ou camion. La raffinerie de Burnaby dessert par bateau des terminaux de la côte ouest, et par camion, des terminaux à l’intérieur des terres. Elle envoie aussi de l’essence par pipeline au terminal de Pétroles Parkland situé à proximité. La raffinerie de Husky Energy à Prince George approvisionne des terminaux dans le nord de la Colombie-Britannique et au Yukon par train et camion.

La raffinerie Co-op à Regina envoie de l’essence à de petits terminaux de la Saskatchewan, de l’Alberta et du Manitoba par train et camion. Pour cette dernière province, elle utilise aussi le réseau principal d’Enbridge.

Quelques commerces de détail du Nunavut s’approvisionnent par bateau des provinces de l’Atlantique, des États-Unis et d’outre-mer, et le Yukon importe parfois de l’essence de l’Alaska. Mis à part cela, l’Ouest et le Nord canadiens sont, dans l’ensemble et dans une large mesure, autosuffisants pour leurs besoins en essence.

En 2017, 29 terminaux dans l’Ouest canadien et un dans le Nord canadien étaient enregistrés auprès d’Environnement et Changement climatique Canada.

Figure 5 : Raffineries et principaux pipelines de transport d’essence dans l’Ouest canadien

Figure 5 : Raffineries et principaux pipelines de transport d’essence dans l’Ouest canadien

Source: Office national de l’énergie

Description

Cette carte présente les raffineries, les terminaux, et les principaux pipelines de transport d’essence dans l’Ouest canadien. On y voit les raffineries d’Edmonton, Burnaby et Prince George. Les lignes colorées montrent le tracé des pipelines Alberta Products, Trans Mountain, Saskatchewan et Winnipeg Products ainsi que du réseau principal d’Enbridge. Le pipeline Trans Mountain et le réseau principal d’Enbridge sont indiqués comme étant réglementés par l’Office.

Transport dans le Canada central et atlantique

Les pipelines Sarnia Products et Sun Canadian assurent le transport entre les raffineries de Sarnia et les terminaux de London, Hamilton et Toronto. Le pipeline Trans-Nord, à l’écoulement bidirectionnel, achemine l’essence vers le nord à partir de la raffinerie de Nanticoke pour approvisionner Oakville, Mississauga et Toronto, et vers le sud depuis Montréal jusqu’à Ottawa et Toronto. La raffinerie Jean-Gaulin, la plus à l’est du Québec, est reliée à un terminal de Montréal-Est par le pipeline Saint-Laurent et le réseau ferroviaire.

La majorité des terminaux de stockage de l’Ontario reçoivent leurs produits par pipeline. De gros volumes sont aussi transportés par bateau et train, et de petits volumes, par camion. Les terminaux maritimes de la raffinerie Jean-Gaulin et de Montréal approvisionnent la majorité des terminaux du Québec et des environs. Presque tous les terminaux des provinces de l’Atlantique reçoivent leurs produits par bateau des raffineries de Saint John et de Come by Chance, ainsi que de petits volumes par train et camion. Les raffineries de l’Atlantique envoient aussi parfois de l’essence par bateau aux terminaux du Nunavut.

En 2017, 21 terminaux en Ontario, 11 au Québec et 16 au Canada atlantique étaient enregistrés auprès d’Environnement et Changement climatique Canada.

Figure 6 : Raffineries et principaux pipelines de transport d’essence dans le Canada central et atlantique

Figure 6 : Raffineries et principaux pipelines de transport d’essence dans le Canada central et atlantique

Source : Office national de l’énergie

Description

Cette carte présente les raffineries, les terminaux, et les principaux pipelines de transport d’essence dans le Canada central et atlantique. On y voit les raffineries de Sarnia, Nanticoke, Lévis, Montréal, Saint John et Come By Chance. Les lignes colorées montrent le tracé des pipelines Sarnia Products, Sun Canadian, Saint-Laurent et Trans-Nord. Le pipeline Trans-Nord est indiqué comme étant réglementé par l’Office.

Prix de l’essence

Le prix au détail de l’essence à la pompe est composé des éléments suivants.

  • Prix du pétrole brut : Le coût des entrants associé au produit de base qu’est le pétrole brut. Les prix du pétrole brut permettent d’expliquer en partie les fluctuations des prix à la pompe constatées par les consommateurs.
  • Marge de raffinage : Le coût de transformation du pétrole brut en essence, qui peut être calculé comme étant la différence entre le prix du brut et celui de gros auquel les raffineurs vendent leurs carburants de transport. Il comprend aussi le coût de transport jusqu’aux raffineries.
  • Marge de commercialisation : Les coûts qui découlent de la vente aux consommateurs dans les postes d’essence locaux. Ces coûts représentet la différence entre les prix de gros et de détail de l’essence avant taxes. Ils comprennent par ailleurs le coût de transport des raffineries jusqu’aux postes d’essence.
  • Taxes : Les taxes perçues par les gouvernements provinciaux, fédéral et parfois municipaux. Il peut s’agir de frais fixe le litre ou d’un pourcentage ajouté au prix par litre.

Figure 7 : Prix essence ordinaire au Canada (Détail)

Source : Kent Group Ltd.

Description

Ce graphique présente les prix journaliers ou mensuels de l’essence, de mai 2016 à mai 2018. Les données peuvent être affichées selon le produit (essences ordinaire, intermédiaire et super, ou diesel) ainsi que selon le type de prix (détail, détail excluant les taxes ou gros). Il illustre aussi les prix dans diverses régions (Toronto, Edmonton, Halifax, Montréal et Vancouver), de même que le prix moyen au Canada.

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