Le mercredi 28 août, l’Office national de l’énergie est devenu la Régie de l’énergie du Canada. Pour de plus amples renseignements, consultez la page d’information sur la mise en œuvre de la Loi sur la Régie canadienne de l’énergie

Aperçu du marché : Mise à jour concernant les installations et licences d’exportation de GNL au Canada

Date de diffusion : 2019-03-13

Depuis la publication par l’Office national de l’énergie du document Le rôle du Canada dans le marché mondial du GNL, certains projets d’exportation de GNL ont fait des progrès, tandis que d’autres ont reculé. En octobre 2018, LNG Canada a pris la décision d’investissement définitive [anglais seulement] de construire une installation d’exportation de GNL à Kitimat, en Colombie-Britannique. En octobre, Pieridae Energy a reçu son permis provincial [anglais seulement] pour construire une installation de GNL à Goldboro, en Nouvelle-Écosse. Le projet Woodfibre LNG a reçu l’approbation de la Première Nation Squamish en novembre 2018, en plus des autorisations provinciale et fédérale précédentes d’évaluation environnementale. Pour sa part, FortisBC a annoncé qu’elle continuera [anglais seulement] à exporter de petits volumes de GNL en Chine [anglais seulement] à partir de son installation Tilbury à Delta, en Colombie-Britannique.Note de bas de page 1

En décembre 2018, WCC LNG a retiré sa demande [anglais seulement] des processus d’évaluation provincial et fédéral. En février 2019, Steelhead LNG a annoncé que son installation d’exportation Sarita Bay serait retardée indéfiniment, et elle a annulé son projet Malahat en décembre 2017.

Figure 1 : Licences d’exportation de GNL à long terme et
prix mondiaux du GNL

Source et description

Source : Office, NGX, IHS Markit

Description : Le graphique à barres illustre le nombre de demandes de licences d’exportation de GNL au Canada (pour lesquelles des licences ont été délivrées) et le nombre d’annulations pour chaque année de 2010 à 2019.

  • 2010 : 1 demande de licence, 0 annulation
  • 2011 : 1 demande de licence, 0 annulation
  • 2012 : 1 demande de licence, 0 annulation
  • 2013 : 6 demandes de licence, 0 annulation
  • 2014 : 13 demandes de licence, 0 annulation
  • 2015 : 8 demandes de licence, 1 annulation
  • 2016 : 3 demandes de licence, 1 annulation
  • 2017 : 0 demande de licence, 5 annulation
  • 2018 : 0 demande de licence, 0 annulation
  • 2019 : 1 annulation prévue

Le graphique linéaire montre les prix mensuels du gaz naturel et du GNL (US $/MBTU) au Japon, en Chine et en Europe (NBP), de même que les prix du gaz naturel aux carrefours Henry (États-Unis) et NIT (Alberta) de 2010 à 2018. En janvier 2010, les prix atteignent près de 10 $ au Japon, 5 $ en Chine et autour de 6 $ en Europe. Ils atteignent un sommet entre 2012 et 2014 avant de reculer en 2015 et 2016. En 2016, les prix atteignent 8 $ au Japon, 7 $ en Chine et 6 $ en Europe. Pendant ce temps, en 2010, les prix du gaz aux carrefours Henry et NIT commencent à diverger des prix du GNL et du gaz naturel enregistrés en Asie et en Europe. En janvier 2010, les prix atteignent presque 6 $ au carrefour Henry et autour de 5 $ en Alberta. Ils atteignent un sommet en 2014 (6 $ au carrefour Henry et plus de 6 $ en Alberta) avant de baisser à environ 2 $ au carrefour Henry et à moins de 2 $ en Alberta en 2016. En 2018, les prix atteignent ou dépassent 10 $ au Japon et en Chine, et 9 $ en Europe. Au carrefour Henry, les prix en 2018 s’élèvent à 4 $, et en Alberta, à moins de 2 $.

Contexte

En 2010, l’Office a commencé à recevoir des demandes de licences à long terme pour l’exportation de gaz naturel sous forme de GNL vers des marchés non américains (figure 1 et tableau 1). Entre 2010 et 2014, les prix du pétrole brut étaient en hausse, tout comme ceux du GNL en Asie, ce qui a encouragé beaucoup de sociétés canadiennes à proposer des installations d’exportation de GNL. Les prix mondiaux du GNL sont plus élevés que ceux du gaz naturel en Amérique du Nord (figure 1). Les pays d’Asie et d’Europe paient habituellement pour le GNL des prix qui sont liés à ceux du pétrole brut. Certains pays grands consommateurs de GNL produisent peu de gaz naturel. De son côté, le Canada a de vastes ressources de gaz naturel et une production élevée. Certaines sociétés ont donc voulu tirer avantage des prix mondiaux plus élevés en exportant du gaz naturel canadien.

Le nombre de demandes de licence d’exportation de GNL [EXCEL 19 ko] à long terme présentées à l’Office a atteint un sommet en 2014. Vers la fin de 2014, cependant, les prix du pétrole à l’échelle mondiale ont chuté, exerçant une pression à la baisse sur les prix du GNL. Pendant ce temps, plusieurs installations d’exportation de GNL sont entrées en service partout dans le monde. Le marché jusqu’alors sous-approvisionné du GNL est ainsi devenu saturé, mettant ainsi une plus grande pression à la baisse sur les prix. Cela a fait diminuer le nombre de demandes de licence d’exportation de GNL à long terme. À l’heure actuelle, 26 des 33 licences d’exportation délivrées par l’Office restent valides.Note de bas de page 2 Certaines licences ont été annulées lorsque des sociétés ont obtenu de nouvelles licences d’exportation de gaz d’une durée de 40 ans.Note de bas de page 3 D’autres licences ont été annulées lorsque des sociétés ont décidé de mettre fin aux projets envisagés.

Aucune des installations d’exportation de GNL de grande envergure proposées n’a été construite jusqu’ici.

 

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