Profils énergétiques des provinces et territoires - L’Île-du-Prince-Édouard

Prince Edward Island

Contactez nous

Commentaires, questions, ou suggestions peuvent être envoyés à l’adresse :
energy-energie@cer-rec.gc.ca

Table des matières
  • Figure 1: Production d’électricité par type de combustible (2018)

    Figure 1: Production d’électricité par type de combustible (2018)

    Source et description :

    Source :
    Régie - Avenir énergétique du Canada en 2019

    Description :
    Ce diagramme circulaire illustre la production d’électricité à l’Île-du-Prince-Édouard par méthode de production. En 2018, la production totale d’électricité s’est élevée à 0,7 TWh.

  • Figure 2 : Carte de la capacité de production d’électricité et des sources de combustible primaire

    Figure 2 : Carte de la capacité de production d’électricité et des sources de combustible primaire

    Source et description :

    Source :
    Régie, Ressources naturelles Canada

    Description :
    Cette carte montre les installations de production d’électricité à l’Île-du-Prince-Édouard. On y indique leur capacité et leur source du combustible primaire.

    Télécharger :
    Version PDF [673 ko]

  • Figure 3 : Demande pour utilisation finale par secteur (2017)

    Figure 3 : Demande pour utilisation finale par secteur (2017)

    Source et description :

    Source :
    Régie - Avenir énergétique du Canada en 2019

    Description :
    Ce diagramme circulaire présente la demande d’énergie pour utilisation finale à l’Île-du-Prince-Édouard par secteur. En 2017, la demande d’énergie pour utilisation finale a totalisé 27,4 PJ. Les transports viennent au premier rang avec 42 % de la demande totale, suivis du secteur industriel (25 %), puis des secteurs résidentiel (23 %) et commercial (10 %).

  • Figure 4 : Demande pour utilisation finale par combustible (2017)

    Figure 4 : Demande pour utilisation finale par combustible (2017)

    Source et description :

    Source :
    Régie - Avenir énergétique du Canada en 2019

    Description :
    Cette figure illustre la demande pour utilisation finale par type de combustible à l’Île-du-Prince-Édouard en 2017. Les produits pétroliers raffinés ont compté pour 15,9 PJ (59 %) de la demande, suivis de l’électricité, avec 7,7 PJ (28 %), des biocarburants, à 2,8 PJ (8 %) et du gaz naturel, à 1,4 PJ (5%), les autres combustibles n’étant nullement présents (0,0 PJ).

    Remarque : Les autres combustibles comprennent le charbon, le coke et le gaz de cokerie.

  • Figure 5: Émissions de GES par secteur

    Figure 5: Émissions de GES par secteur

    Source et description :

    Source :
    Environnement et Changement climatique Canada - Rapport d'inventaire national

    Description :
    Ce graphique à colonnes empilées illustre les émissions de GES à l’Île-du-Prince-Édouard par tranches de cinq ans, de 1990 à 2017 en Mt d’éq. CO2. Les émissions totales de GES ont diminué à l’Île-du-Prince-Édouard, passant de 1,9 Mt d’éq. CO2 en 1990 à 1,8 Mt en 2017.

Production énergétique

Pétrole brut

  • L’Île-du-Prince-Édouard ne produit pas de pétrole brut commercial.
  • Le premier puits extracôtier au Canada a été foré à 12 km au sud de Charlottetown, dans la baie Hillsborough, en 1943. Le puits était sec.

Produits pétroliers raffinés

  • Il n’y a aucune raffinerie à l’Île-du-Prince-Édouard.

Gaz naturel et liquides de gaz naturel (« LGN »)

  • L’Île-du-Prince-Édouard ne produit ni gaz naturel ni LGN. On trouve quelques gisements de gaz naturel à l’Île-du-Prince-Édouard, mais seulement 20 puits d’exploration ont été forés sur l’île et autour d’elle jusqu’à maintenant.
  • En novembre 2018, Corridor Resources Ltd. a annoncé la désaffectation de deux puits d’exploration près de Cavendish. Les puits n’ont jamais produit de quantités commerciales de gaz naturel.

Électricité

  • En 2018, l’Île-du-Prince-Édouard a produit environ 0,6 térawattheure (TWh) d’électricité (figure 1), ce qui correspond approximativement à 0,1 % de la production totale d’électricité au Canada. La capacité de production de l’Île-du-Prince-Édouard s’élève à 376 mégawatts (MW).
  • Environ 98 % de la production d’électricité de l’Île-du-Prince-Édouard provient de parcs éoliens. En 2018, l’Île-du-Prince-Édouard avait une capacité de production éolienne installée de 203 MW (figure 2). Cependant, la plus grande partie de l’électricité consommée à l’Île-du-Prince-Édouard provient du Nouveau-Brunswick, qui la produit à partir de diverses ressources (nucléaire, combustibles fossiles et hydroélectricité).
  • Le plus grand parc éolien de l’Île-du-Prince-Édouard est le West Cape Wind Park d’Engie, qui a une capacité de production d’environ 100 MW.
  • Des centrales alimentées au diesel et au mazout servent à répondre à la demande en période de pointe et en cas d’urgence, quand la production éolienne ou les importations de l’extérieur de l’île sont interrompues. En 2018, ces installations répondaient à moins de 1 % des besoins totaux en énergie de l’Île-du-Prince-Édouard.
  • Maritime Electric Company Ltd. (« Maritime Electric »), filiale en propriété exclusive de Fortis Inc, contrôle la plus grande partie des activités de production, de transport et de distribution de l’électricité à l’Île-du-Prince-Édouard.  
  • PEI Energy Corporation, société d’État de la province, a comme mandat de développer et de faire progresser le développement des filières énergétiques; elle est actuellement engagée dans la production, le transport et la distribution d’énergie. Elle exploite les parcs éoliens Elmira (30 MW), Hermanville (30 MW) et North Cape (13,6 MW) et projette un agrandissement de 30 MW du parc éolien Eastern Kings. Elle finance des initiatives dans le domaine des énergies renouvelables, comme le parc d’énergie renouvelable de l’Institut de l’énergie éolienne du Canada.
  • Certaines centrales thermiques appartiennent à une société municipale de services publics à Summerside. Huit parcs éoliens sont détenus par un petit nombre d’entreprises indépendantes, dont une société municipale de services publics, un producteur d’électricité indépendant et une société d’État.

Transport et commerce des produits énergétiques

Pétrole brut et liquides

  • Il n’y a aucune raffinerie à l’Île-du-Prince-Édouard.

Gaz naturel

  • L’Île-du-Prince-Édouard n’est raccordée à aucun réseau de gazoducs.

Gaz naturel liquéfié (« GNL »)

  • Il n’y a aucune installation de GNL existante ou proposée à l’Île-du-Prince-Édouard.

Électricité

  • L’Île-du-Prince-Édouard est une importatrice nette d’électricité. En 2018, ses importations nettes auprès de sources internationales et interprovinciales se sont élevées à 0,8 térawattheures (TWh). L’Île-du-Prince-Édouard importe environ 60 % de son électricité du Nouveau-Brunswick. L’électricité est acheminée entre les deux provinces par quatre câbles sous-marins, sous le détroit de Northumberland.
  • Le projet de mise à niveau de l’interconnexion a été achevé et mis en service en 2017. Ce projet a permis d’accroître la capacité de transport d’électricité entre le Nouveau-Brunswick et l’Île-du-Prince-Édouard par l’ajout de deux nouveaux câbles sous-marins de 180 MW. Les deux câbles originaux reliant les deux provinces, d’une capacité de 100 MW chacun, ont été installés en 1977.
  • L’électricité est distribuée à la grandeur de l’île grâce à un réseau de quelque 6 000 km de lignes de transport et de distribution appartenant à Maritime Electric, qui en est aussi l’exploitante.
  • La PEI Energy Corporation possède aussi des installations de transport d’électricité dans le comté de Prince; elles raccordent ses installations de North Cape et d’autres groupes électrogènes au réseau de Maritime Electric.

Consommation d’énergie et émissions de gaz à effet de serre (« GES »)

Consommation totale d’énergie

  • En 2017, la demande d’énergie pour utilisation finale de l’Île-du-Prince-Édouard a totalisé 27,4 pétajoules (PJ). Le secteur des transports vient au premier rang pour la demande d’énergie (42 % de la demande totale), suivi des secteurs industriel (25 %), résidentiel (23 %) et commercial (10 %) (figure 3). L’Île-du-Prince-Édouard arrive au dixième rang au Canada pour la demande totale d’énergie et au onzième rang pour la consommation par habitant.
  • Les produits pétroliers raffinés ont été le principal type de combustible utilisé à l’Île-du-Prince-Édouard avec à 15,9 PJ, ou 59 %. Suivent l’électricité et les biocombustibles avec 7,7 PJ (28 %) et 2,3 PJ (8 %), respectivement (figure 4).

Produits pétroliers raffinés

  • L’essence automobile consommée à l’Île-du-Prince-Édouard est produite principalement à la raffinerie d’Irving Oil de Saint John, au Nouveau-Brunswick.
  • Le terminal d’Irving Oil à Charlottetown reçoit de l’essence automobile, du diesel, du mazout de chauffage et du kérosène par bateau. Les produits pétroliers raffinés sont ensuite distribués sur l’île par camion.
  • En 2018, la demande totale de produits pétroliers raffinés de l’Île-du-Prince-Édouard a été estimée à 7,7 milliers de barils par jour, soit moins de 0,5 % de la demande pour l’ensemble du Canada.
  • En 2018, la consommation de produits pétroliers raffinés par habitant s’est élevée à 2 961 litres (19 barils) à l’Île-du-Prince-Édouard, soit 3 % sous la moyenne nationale de 3 038 litres par habitant.
  • La Commission de réglementation et d’appels de l’Île-du-Prince-Édouard réglemente les prix de l’essence automobile, du mazout de chauffage et du propane dans la province, et ceux-ci sont rajustés tous les vendredis. Le prix du propane est fixé tous les deux vendredis.

Gaz naturel

  • Une petite quantité de gaz naturel comprimé est transportée par camion à l’Île-du-Prince-Édouard à des fins industrielles.

Électricité

  • En 2017, la consommation annuelle d’électricité par habitant à l’Île-du-Prince-Édouard s’est établie à 14,2 mégawattheures (MWh). La province arrive au septième rang au Canada pour la consommation d’électricité par habitant, qui est 2 % sous la moyenne nationale.
  • À l’Île-du-Prince-Édouard, c’est le secteur industriel qui a enregistré la plus forte consommation d’électricité, avec 1,2 TWh. Les secteurs commercial et résidentiel ont consommé 0,7 TWh et 0,2 TWh, respectivement. La demande d’électricité à l’Île-du-Prince-Édouard a augmenté de 94 % depuis 2005.
  • La capacité de production à partir des énergies renouvelables de la province a progressé, passant de 15 MW en 2005 à 205 MW en 2018. La part de la production des énergies renouvelables s’est aussi accrue, passant de 86 % à 99 %, durant la même période. La Renewable Energy Act, adoptée en 2005, a contribué à cette hausse, en obligeant les services publics à prévoir au moins 15 % de leur approvisionnement en énergie aux ressources renouvelables (y compris l’énergie provenant de l’extérieur de la province) avant 2010. Au milieu de 2015, cette loi a été modifiée pour éliminer cette exigence.

Émissions de GES

  • En 2017, les émissions de GES de l’Île-du-Prince-Édouard ont totalisé 1,8 mégatonne (Mt) d’équivalent en dioxyde de carbone (éq. CO2)Note de bas de page 1, une baisse de 5 % par rapport à 1990.
  • Les émissions de GES par habitant de l’Île-du-Prince-Édouard se sont élevées à 12,1 tonnes d’éq. CO2, soit 38 % sous la moyenne nationale de 19,6 tonnes par habitant.
  • Les secteurs qui émettent le plus de GES dans la province sont les transports avec 47 % des émissions, l’agriculture à 23 % et les bâtiments (résidentiels et secteur de services) à 20 % (figure 5).
  • En 2017, les émissions de GES du secteur pétrolier et gazier de l’Île-du-Prince-Édouard ont été nulles.
  • En 2017, le secteur de la production d’énergie de l’Île-du-Prince-Édouard a émis 8,6 kilotonnes d’éq CO2, une petite fraction des émissions canadiennes de ce secteur.

Complément d’information

Sources des données

Les profils énergétiques des provinces et territoires s’harmonisent avec les plus récents ensembles de données d’Avenir énergétique du Canada en 2019 de la Régie. Les concepteurs d’Avenir énergétique puisent dans diverses sources de données; ils se basent généralement sur celles de Statistique Canada et font des ajustements selon les circonstances particulières de chaque province et territoire. Les ajustements sont nécessaires pour assurer l’uniformité et la comparabilité des données sur les provinces et territoires.

Date de modification :