Le mercredi 28 août, l'Office national de l'énergie est devenu la Régie de l'énergie du Canada. Pour de plus amples renseignements, consultez la page d'information sur la mise en oeuvre de la Loi sur la Régie canadienne de l'énergie

Résumé

La série Avenir énergétique du Canada de l’Office national de l’énergie explore divers scénarios énergétiques possibles et la façon dont ils pourraient se traduire à long terme pour les Canadiens. Le présent rapport s’appuie sur des modèles économiques et énergétiques pour établir des projections fondées sur un ensemble d’hypothèses, d’après l’état actuel des connaissances dans les domaines des technologies, des politiques énergétiques et climatiques, des comportements humains et de la structure de l’économie. Le lecteur est prié de considérer l’analyse ainsi proposée comme un catalyseur du dialogue sur l’avenir énergétique du Canada. Cette analyse n’a pas de valeur prédictive et ne vise pas non plus à décrire comment seront atteints tels ou tels buts, par exemple les cibles du Canada en matière de changements climatiques.

Le rapport Avenir énergétique du Canada en 2018 – Offre et demande énergétiques à l’horizon 2040 (« Avenir énergétique 2018 ») s’articule autour des quatre scénarios suivants :

  • Le scénario de référence, qui s’appuie sur les perspectives économiques actuelles, une vision modérée de l’évolution des prix de l’énergie et des améliorations technologiques, et les politiques énergétiques et climatiques déjà annoncées au moment de l’analyse.
  • Le scénario de prix élevés et le scénario de prix bas, qui rendent compte de l’incidence que l’incertitude des prix des produits de base peut avoir sur la filière énergétique canadienne.
  • Le scénario des avancées technologiques va au-delà des limites en la matière ou politiques définies dans celui de référence, tenant compte de mesures plus généralisées sur la scène mondiale qui touchent le climat et mettant davantage en valeur les faibles émissions de carbone. Il présente l’avenir énergétique sur lequel le Canada pourrait s’ouvrir en présence d’une transition plus rapide découlant de politiques à long terme sur le carbone qui seraient plus robustes, d’une dissémination plus rapide de technologies comme les véhicules électriques et de coûts moindres associés aux énergies renouvelables.

Figure R.1 : Aperçu des scénarios d’Avenir énergétique 2018

Figure R.1 : Aperçu des scénarios d’Avenir énergétique 2018
Description

Ce graphique montre les liens entre les scénarios de référence, de prix élevés, de prix bas et des avancées technologiques d’Avenir énergétique 2018. Le scénario de référence est le point de départ. Les scénarios de prix bas et de prix élevés s’appuient sur le scénario de référence et prennent en compte l’incertitude relative au prix du pétrole et du gaz naturel. Le scénario des avancées technologiques intègre au scénario de référence les effets d’un virage mondial vers une économie sobre en carbone.

Grandes conclusions (Avenir énergétique 2018)

Première grande conclusion - description

Ce graphique illustre la consommation totale d’énergie au Canada par types de combustible, selon le scénario de référence. De 2017 à 2040, la consommation de charbon passe de 713 à 166 PJ, et la consommation de pétrole, de 4 770 à 4 675 PJ. Sur la même période, la consommation de gaz naturel grimpe de 4 591 à 5 709 PJ, et la consommation d’hydroélectricité, de 1 380 à 1 528 PJ. Toujours de 2017 à 2040, la consommation d’électricité produite à partir d’énergie nucléaire descend de 1 154 à 1 087 PJ, tandis que la consommation d’énergie tirée d’autres sources renouvelables fait un bond de 894 à 1 037 PJ et que la consommation d’énergie totale augmente de 13 502 à 14 201 PJ.

Deuxième grande conclusion - description

Ce diagramme décompose la demande totale d’énergie au Canada par types de combustible, selon les scénarios de référence et des avancées technologiques. La demande de charbon, qui était de 1 292 PJ en 2005, s’établit à 713 PJ en 2017. D’ici 2040, elle chute à 166 PJ dans le scénario de référence, et à 108 PJ dans celui des avancées technologiques. De 2005 à 2017, la demande de pétrole est passée de 4 766 à 4 770 PJ. À l’horizon 2040, elle baisse pour s’établir à 4 673 PJ selon le scénario de référence, et à 3 606 PJ selon celui des avancées technologiques. La demande de gaz naturel est passée de 3 560 PJ en 2005 à 4 593 PJ en 2017. D’ici 2040, elle fait un bond pour atteindre 5 683 PJ dans le scénario de référence, et chute à 3 340 PJ dans celui des avancées technologiques. De 2005 à 2017, la demande d’énergie tirée de sources renouvelables et à émission zéro a crû de 3 176 à 3 426 PJ. En 2040, elle grimpe à 3 653 PJ selon le scénario de référence, et à 4 119 PJ selon celui des avancées technologiques.

Troisième grande conclusion - description

Ce diagramme illustre l’évolution de l’intensité énergétique, en pourcentage du niveau de 2017, selon les scénarios de référence et des avancées technologiques. Estimée à 100 en 2017, la consommation d’énergie par dollar de PIB, d’ici 2040, chute à 70,5 dans le scénario de référence, et à 55,5 dans le scénario des avancées technologiques. Quant à la consommation d’énergie par habitant, sur la même période, elle recule de 100 à 87,3 dans le premier scénario, et à 68,8 dans le second.

Quatrième grande conclusion - description

Ce diagramme présente la capacité de production des énergies renouvelables autres qu’hydroélectriques, selon les scénarios de référence et des avancées technologiques. Dans le scénario de référence, sur la période 2017-2040, la capacité solaire fait un bond de 2,8 à 6,1 GW, la capacité éolienne grimpe de 12,7 à 24,3 GW, et la capacité de production à partir de la biomasse progresse de 2,8 à 3,3 GW. De 2017 à 2040, la capacité totale de production des énergies renouvelables autres qu’hydroélectriques passe de 18,3 à 33,8 GW dans le scénario de référence, et de 18,3 à 50,1 GW dans celui des avancées technologiques.

Cinquième grande conclusion - description

Ce diagramme illustre la production de pétrole brut et de gaz naturel selon le scénario, de 2017 à 2040. En 2017, la production de pétrole brut se chiffrait à 4,4 Mb/j. En 2040, elle passe à 9,1 Mb/j dans le scénario de prix élevés, à 6,9 Mb/j dans le scénario de référence, et à 5,8 Mb/j dans le scénario des avancées technologiques, et chute à 3,8 Mb/j dans le scénario de prix bas. La production de gaz naturel, qui était de 15,6 Gpi3/j en 2017, grimpe à 26,9 Gpi3/j d’ici 2040 dans le scénario de prix élevés, et à 20,9 Gpi3/j dans le scénario de référence, et elle descend à 14,1 Gpi3/j dans le scénario des avancées technologiques, et à 12,5 Gpi3/j dans le scénario de prix bas.

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