Le mercredi 28 août, l'Office national de l'énergie est devenu la Régie de l'énergie du Canada. Pour de plus amples renseignements, consultez la page d'information sur la mise en oeuvre de la Loi sur la Régie canadienne de l'énergie

Annexe B : Résumé des hypothèses du scénario des avancées technologiques selon le secteur

Appendix B: Summary of Technology Case Assumptions by Sector
Dynamique du marché mondial de l’énergie
Court terme (2018-2025) Long terme (2025-2040)
  • Les données relatives au pétrole brut mondial, au gaz naturel nord-américain et à la tarification du carbone dans les pays de l’OCDE sont alignées sur le « scénario du développement durable » des perspectives énergétiques mondiales de l’AIE en 2017.
  • Les prix de référence du pétrole brut et du gaz naturel sont les mêmes que dans le scénario de référence.
  • Les prix du carbone s’écartent du scénario de référence à partir de 2023.
  • Les prix du carbone atteignent 100 $/tonne en 2030, et 140 $/tonne en 2040.
  • Le pétrole brut Brent se vend 6 $/b moins cher que dans le scénario de référence en 2030 (69 $/b), et 11 $/b moins cher en 2040 (69 $/b).
  • Le prix du gaz naturel au carrefour Henry s’établit 0,30 $/MBTU en deçà du prix du scénario de référence en 2030 (3,25 $/MBTU), et 0,50 $/MBTU en deçà en 2040 (3,66 $/MBTU).
(Tous les prix sont en dollars américains de 2016.)
Dynamique du marché canadien de l’énergie
Court terme (2018-2025) Long terme (2025-2040)
  • Les prix à la consommation sont un peu plus élevés, vu les tendances de la tarification du carbone.
  • Les prix de référence sont identiques ou presque à ceux du scénario de référence.
  • Les hypothèses sur les exportations de GNL suivent le scénario de référence, commençant à 0,75 Gpi3/j en 2025.
  • Les prix à la consommation des combustibles fossiles sont plus élevés que dans le scénario de référence, et varient selon la teneur en CO2 du combustible.
  • Les écarts de prix au Canada sont présumés identiques à ceux du scénario de référence : si les prix de référence sont bas, c’est qu’il en va de même pour les prix canadiens. En 2040, le WCS et le CLS sont 11 $/b moins élevés que dans le scénario de référence, et le prix au carrefour NIT, 0,50 $/MBTU plus bas (les prix sont en dollars américains de 2016).
  • Les hypothèses sur les exportations de GNL suivent le scénario de référence, atteignant 3 Gpi3/j en 2031.
Production d’électricité
Court terme (2018-2025) Long terme (2025-2040)
  • Le coût en capital de base des parcs solaires photovoltaïques est 30 % plus bas que dans le scénario de référence en 2025.
  • Les parcs éoliens terrestres sont 6 % moins coûteux que dans le scénario de référence en 2025.
  • Le coût en capital de base des parcs solaires photovoltaïques est 40 % plus bas que dans le scénario de référence en 2040.
  • Les parcs éoliens terrestres sont 16 % moins coûteux que dans le scénario de référence en 2040.
  • La capacité de transport interprovincial augmente.
  • La gestion de la demande s’améliore.
Production pétrolière et gazière
Court terme (2018-2025) Long terme (2025-2040)
  • Les technologies d’injection de vapeur et de solvant pour la production in situ s’implantent dans les usages commerciaux à grande échelle et sont appliquées à toute la nouvelle production dès 2025.
  • L’injection de vapeur et de solvant est employée pour certains gisements existants.
  • Les technologies fondées sur le recours des solvants purs sont commercialisées et sont appliquées à toute la nouvelle production dès 2030.
  • Les allocations en fonction de la production sont complètement éliminées d’ici 2035.
  • L’intensité énergétique s’améliore dans la production de pétrole brut (sauf les sables bitumineux) et de gaz naturel, grâce aux coûts du carbone et à la concurrence de plus en plus forte.
Bâtiments résidentiels et commerciaux
Court terme (2018-2025) Long terme (2025-2040)
  • L’amélioration des enveloppes et des processus réduit les besoins en énergie des bâtiments neufs.
  • Les appareils de chauffage au gaz naturel à rendement élevé deviennent la norme dans les régions où ce combustible est prédominant.
  • Les thermopompes représentent 10 % des ventes d’appareils neufs en 2025 dans les territoires de compétence où l’électricité occupe une place importante dans le chauffage, et de 2 à 5 % dans les régions où le gaz naturel est prépondérant.
  • L’amélioration des enveloppes et des processus réduit substantiellement les besoins en énergie des bâtiments, neufs ou non.
  • Les thermopompes sont de 20 à 30 % moins coûteuses qu’à l’heure actuelle, et représentent entre 40 et 70 % des ventes d’appareils neufs dans les provinces en 2040; elles sont parfois combinées à des appareils de chauffage au gaz naturel à rendement élevé.
  • L’intégration de la production d’électricité et l’utilisation du transport sont accrus pour équilibrer la production et les charges.
Transports
Court terme (2018-2025) Long terme (2025-2040)
  • En 2025, les VE sont en moyenne 10 % moins coûteux que prévu dans le scénario de référence, et 30 % plus abordables qu’aujourd’hui.
  • En 2025, la teneur moyenne en éthanol de l’essence s’établit à 10 % et celle du biodiesel, à 6 %.
  • Les normes sur les émissions des véhicules restent cohérentes avec le scénario de référence.
  • L’efficacité s’améliore dans le secteur de l’aviation.
  • Les VE sont en moyenne de 10 à 15 % moins coûteux que prévu dans le scénario de référence, et de 50 à 60 % plus abordables qu’à l’heure actuelle.
  • Les VE représentent en moyenne 35 % des ventes de voitures de tourisme neuves en 2030, et près de 65 % en 2040.
  • L’efficacité des véhicules conventionnels augmente de 1 à 1,5 % par année, suivant les normes d’émissions actuelles (2025 pour le transport de personnes, 2028 pour le transport de marchandises).
  • En 2040, le taux de mélange des biocarburants atteint 15 % pour l’essence et le diesel.
  • Le secteur de l’aviation réalise des gains d’efficacité par rapport au scénario de référence, si bien que le taux de mélange des biocarburants s’établit à 15 % en 2040.
  • Le transport de marchandises par véhicules lourds s’électrifie modérément vers la fin de la période de projection : de 5 à 8 % des véhicules neufs vendus sont électriques à l’horizon 2035-2040.
Industrie (autres secteurs)
Court terme (2018-2025) Long terme (2025-2040)
  • Le rendement des appareils et des procédés s’améliore en moyenne de 5 à 10 % par rapport au scénario de référence.
  • Le taux de mélange des combustibles et du gaz naturel suit les prévisions des sections sur les transports et le gaz naturel renouvelable.
  • L’industrie adopte les meilleures technologies disponibles. La performance des appareils et des procédés s’améliore en moyenne de 15 à 30 % par rapport au scénario de référence d’ici 2040.
  • Les améliorations des procédés, comme le recyclage des matériaux, réduisent les besoins en énergie.
  • Le taux de mélange des combustibles et du gaz naturel suit les prévisions des sections sur les transports et le gaz naturel renouvelable.
Technologies multisectorielles
Court terme (2018-2025) Long terme (2025-2040)
  • Le gaz naturel renouvelable est déployé et atteint 2 % du bouquet énergétique en 2025.
  • Les technologies de CSC commencent à reprendre de l’élan.
  • Le taux de mélange du GNR frôle 4 % en 2030, et 10 % en 2040
  • La capacité de CSC atteint 10 Mt en 2030, et 45 MT en 2040, grâce à des ajouts dans l’industrie, le secteur de l’électricité et le secteur de la production pétrolière et gazière.
Territoires nordiques
Court terme (2018-2025) Long terme (2025-2040)
  • Le taux de mélange des biocombustibles augmente.
  • La production solaire et éolienne connaît une croissance modérée.
  • Les gains d’efficacité sont semblables à ceux des provinces.
  • La part de la biomasse dans le chauffage progresse.
  • Le taux d’adoption des VE et des thermopompes est plus faible que dans les provinces, mais l’efficacité et les taux de mélange des biocombustibles sont semblables.
  • La capacité solaire (panneaux de toit et parcs) et éolienne supplémentaire vient modérer l’utilisation du diesel.
  • L’utilisation accrue du gaz naturel issu des installations de GNL modère la consommation de diesel.
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