Aperçu annuel des échanges commerciaux d'électricité – 2019

En 2019, les volumes d’exportations ont diminué de 2 %. Les volumes d’importation ont augmenté de 2 % par rapport aux niveaux de 2018. La valeur des exportations nettes a atteint 1,9 milliards de dollars et le prix moyen à l’exportation a connu une augmentation de 8 %. En 2019, le prix moyen à l’importation ont augmenté de 15 % depuis 2018.

En général, les échanges commerciaux d’électricité sont influencés par des facteurs liés à l’offre et à la demande régionale. Les facteurs liés à l’offre régionale comprennent la disponibilité de production, les pannes d’alimentation en électricité et les niveaux de précipitation. Les variations de températures quotidiennes et saisonnières et les modes d’utilisation industrielle font partie des facteurs reliés à la demande régionale. Tous ces facteurs réunis contribuent à la variabilité des échanges commerciaux d’année en année. Pour un complément d’information sur les marchés de l’électricité, consultez les aperçus de marché.

Tableau 1: Résumé des échanges commerciaux d’électricité

Tableau 1: Résumé des échanges commerciaux d’électricité
  2015 2016 2017 2018 2019
Volume (TWh)
Exportations (ventes) 68,3 73,1 72,0 61,4 60,4
Importations (achats) 8,7 9,3 9,9 13,2 13,4
Exportations nettes 59,5 63,8 62,1 48,2 47,0
Prix ($/MWh)
Exportations (ventes) 43,63 38,47 38,57 45,41 40,71
Importations (achats) 34,15 26,34 24,11 38,63 44,31
ValeurNote de tableau a (milliards $)
Exportations (ventes) 3,1 2,9 2,9 2,9 2,5
Importations (achats) 0,3 0,3 0,2 0,5 0,6
Valeur nette 2,8 2,7 2,7 2,4 1,9

Source : Statistiques du système de suivi des produits de base de la Régie en date de mars 2020
Les chiffres ont été arrondis et leur addition peut ne pas correspondre aux totaux indiqués.

Les données présentées ici sont fournies en format EXCEL (.XLSX) et sont mises à jour annuellement. Les données sur les importations et les exportations sont transmises à la Régie 30 jours après la fin de chaque mois. Pour obtenir les données les plus récentes sur les exportations et les importations, y compris les mises à jour et les révisions, veuillez consulter le portail Statistiques sur les produits de base.

Données de la figure [EXCEL 112 ko] – Mise à jour : mars 2020

Pour un complément d’information, veuillez écrire à cts-ssp@rec-cer.gc.ca.

Volumes d’exportation et d’importation

Exportations nettes

La figure 1 montre que les volumes nets d’exportations d’électricité ont diminué de 2 % passant de 48,2 TWh en 2018 à 47,0 TWh en 2019.

Exportations

En 2019, les volumes d’exportations se sont élevés à 60,4 TWh, ce qui représente une diminution de 2 % par rapport à l’année précédente. La Colombie-Britannique, la Saskatchewan, et le Terre‑Neuve‑et‑Labrador ont exporté significativement moins que l’année précédente. De façon générale, les exportations étaient semblables à celles de 2018, avec un accroissement des volumes en 2015, 2016 et 2017. Les provinces ayant une importante production hydroélectrique (Colombie-Britannique, Manitoba, Ontario, et Québec) exportent de grandes quantités d’électricité, et les années d’exportations élevées coïncident habituellement avec des années de précipitations élevées.

Importations

En 2019, les importations d’électricité achetée ont augmenté de 1 % par rapport aux niveaux de 2018, passant de 13,2 TWh à 13,4 TWh. Les volumes d’importation en 2015 ont été les plus bas en près de 20 ans, à 8,7 TWh.

En général, les importations d’électricité aident à éviter la construction de nouvelles centrales qui seraient inutilisées en dehors des périodes de pointe. Les provinces canadiennes ont une plus grande capacité d’échange d’électricité avec les États américains le long des interconnexions nord-sud qu’entre provinces voisines. Ainsi, bien que les prix de l’électricité dans les marchés américains soient habituellement plus élevés que dans les marchés canadiens, les provinces importent souvent de l’électricité des États-Unis pour répondre à la demande en période de pointe ou lorsqu’il coûte moins cher d’importer que de produire de l’électricité à l’échelle régionale.

Figure 1 : Volumes annuels et mensuels d’échanges commerciaux d’électricité

Source et description

Source : Statistiques du système de suivi des produits de base de la Régie en date de mars 2020 :
Exportations et importations d’électricité sommaire

Description de la figure :
Cette figure indique les volumes annuels et mensuels des échanges commerciaux d’électricité depuis 2015. En 2019, les volumes d’exportations se sont élevés à 60,4 TWh, les volumes d’importations, à 13,4 TWh, et les volumes d’exportations nettes, à 47,0 TWh. En 2018, les volumes d’exportations se sont élevés à 61,4 TWh, les volumes d’importations, à 13,2 TWh, et les volumes d’exportations nettes, à 48,2 TWh. En 2017, les volumes d’exportations se sont élevés à 72,0 TWh, les volumes d’importations, à 9,9 TWh, et les volumes d’exportations nettes, à 62,1 TWh. En 2016, les volumes d’exportations se sont élevés à 73,1 TWh, les volumes d’importations, à 9,3 TWh, et les volumes d’exportations nettes, à 63,8 TW.h. En 2015, les volumes d’exportations se sont élevés à 68,3 TWh, les volumes d’importations, à 8,7 TWh, et les volumes d’exportations nettes, à 59,5 TWh.

Figure 2: Valeurs annuelles et mensuelles des échanges commerciaux d’électricité

La figure ci-dessous montre les valeurs annuelles et mensuelles des échanges commerciaux d’électricité. Le mois de février 2015 a connu la valeur d’exportations nettes la plus élevée au cours de la période de cinq ans, soit 0,34 milliard de dollars. Les exportations correspondant aux valeurs les plus élevées, soit 0,27 milliard de dollars, ont été enregistrées au mois de février en 2019. Mars a été le mois qui a affiché les importations équivalant aux valeurs les plus élevées, à 0,15 milliard de dollars.

Source et description

Source : Statistiques du système de suivi des produits de base de la Régie en date de mars 2020 :
Exportations et importations d’électricité sommaire

Description de la figure : Cette figure illustre les valeurs annuelles et mensuelles des échanges commerciaux d’électricité depuis 2015. En 2019, les valeurs d’exportations ont atteint 2,52 milliards de dollars, les valeurs d’importations, 0,59 milliard de dollars, et les valeurs d’exportations nettes, 1,92 milliards de dollars. En 2018, les valeurs d’exportations ont atteint 2,91 milliards de dollars, les valeurs d’importations, 0,51 milliard de dollars, et les valeurs d’exportations nettes, 2,40 milliards de dollars. En 2017, les valeurs d’exportations ont atteint 2,93 milliards de dollars, les valeurs d’importations, 0,24 milliard de dollars, et les valeurs d’exportations nettes, 2,69 milliards de dollars. En 2016, les valeurs d’exportations ont atteint 2,90 milliards de dollars, les valeurs d’importations, 0,25 milliard de dollars, et les valeurs d’exportations nettes, 2,65 milliards de dollars. En 2015, les valeurs d’exportations ont atteint 3,11 milliards de dollars, les valeurs d’importations, 0,30 milliard de dollars, et les valeurs d’exportations nettes, 2,81 milliards de dollars.

Volumes des exportations selon la région

Les échanges commerciaux d’électricité suivent habituellement un axe nord-sud pour emprunter des lignes internationales de transport qui traversent la frontière entre le Canada et les États-Unis. En règle générale, les centrales canadiennes sont plus rapprochées des régions consommatrices américaines que de la demande dans les autres provinces au pays. C’est pourquoi de grands volumes d’électricité traversent la frontière internationale plutôt que les limites interprovinciales.

La figure 3 présente les exportations brutes d’électricité à partir des provinces canadiennes vers l’Ouest américain, le Midwest et l’Est des États-Unis.

L’Est des États-Unis comprend les marchés suivants : interconnexion PJM (Pennsylvanie-New Jersey-Maryland), NYISO (exploitant indépendant du réseau de l’État de New York) et ISO-NE (exploitant indépendant du réseau de la Nouvelle-Angleterre). Comme les limites de ces marchés ne correspondent pas toujours aux catégories géographiques utilisées dans les statistiques de la Régie, les données pour ces marchés sont approximatives. Il convient de noter que certains flux commerciaux modestes ont été omis, y compris l'électricité exportée de l'Alberta, de la Saskatchewan et de la Nouvelle-Écosse.

Figure 3 : Flux annuels des exportations d’électricité

Source et description

Source : Statistiques du système de suivi des produits de base de la l'Office en date de mars 2020 :
Rapport sommaire des exportations selon la source; Rapport sommaire des ventes à l’exportation selon la destination

Description de la figure : La figure 3 montre les principaux flux d’électricité exportés à partir des provinces canadiennes vers les cinq régions géographiques des États-Unis (exportations brutes) : l’Ouest américain, le Midwest et l’Est des États-Unis, qui comprend l’interconnexion PJM (Pennsylvanie-New Jersey-Maryland), NYISO (exploitant indépendant du réseau de l’État de New York) et ISO-NE (exploitant indépendant du réseau de la Nouvelle-Angleterre). Le côté gauche de la figure montre les provinces qui ont exporté (vendu) de l’électricité aux États-Unis. Le côté droit indique la région américaine qui a importé (acheté) ces volumes d’électricité.

En 2019, les régions suivantes ont reçu l’électricité exportée du Canada :

  • l’Ouest américain a reçu 12 %;
  • le Midwest américain a reçu 29 %;
  • la région PJM, dans l’est, a reçu presque 0 %;
  • la région ISO-NE, dans l’est, a reçu 31 %;
  • la région NYISO, dans l’est, a reçu 28 %;

Bien que relativement petite, la région du Nord-Est des États-Unis achète la plus grande partie des exportations canadiennes, dont la majorité est partagée entre les marchés ISO-NE et NYISO. Cela est dû aux ressources hydroélectriques relativement bon marché et abondantes du Québec et est facilité par l’interconnexion extensive de réseaux avec le Québec.

Prix

La figure 4 montre les prix moyens des exportations et des importations depuis 2010. Le prix pondéré mensuel moyen des exportations canadiennes a atteint un sommet en janvier 2014, à 87,23 $/MWh. Le prix pondéré mensuel moyen des importations canadiennes a atteint un sommet en janvier 2014, à 99,05 $/MWh. Certaines années, la volatilité des prix saisonniers et les conditions météorologiques ont influé sur certains prix beaucoup plus que d’autres.

Figure 4 : Prix mensuels des échanges commerciaux d’électricité

Source et description

Source : Statistiques du système de suivi des produits en date de mars 2020 :
Exportations et importations d’électricité sommaire

Description de la figure : Cette figure montre le prix moyen des exportations et des importations de 2010 à 2019 pour tout le Canada et par région. L’Ouest canadien comprend la Colombie-Britannique, l’Alberta, la Saskatchewan et le Manitoba. L’Est du Canada comprend l’Ontario, le Québec, Terre-Neuve-et-Labrador, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse. Les prix des exportations canadiennes d’électricité ont atteint un sommet en janvier 2014, à 87,23 $/MWh; ceux des importations ont atteint un sommet en même temps, à 99,05 $/MWh. En 2019, les prix des exportations ont varié entre 31,57 $/MWh et 59,13 $/MWh. Les prix des importations en 2019 ont oscillé entre 24,25 $/MWh et 93,09 $/MWh.

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