Aperçu du marché : Les importations canadiennes de produits pétroliers raffinés ont augmenté en 2025, les États-Unis restant le principal fournisseur
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Date de diffusion : 2026-07-29
Les importations canadiennes de produits pétroliers raffinés (« PPR ») ont augmenté de 3 % en 2025 pour s’établir à 485 000 barils par jour (« b/j »). De façon générale, les importations de PPR connaissent une hausse constante depuis 2020, mais elles ne sont pas revenues aux niveaux d’avant la pandémieNote de bas de page 1. La valeur totale des importations de PPR s’est chiffrée à 21,4 milliards de dollars en 2025, une baisse de 1,2 % par rapport à 2024Note de bas de page 2.
Figure 1 – Importations annuelles canadiennes de produits pétroliers raffinés
Source et Version texte
Source : Base de données sur le commerce international canadien de marchandises (« CICM ») – SH 2710.12, SH 2710.19, SH 2710.20. Données extraites en mai 2026.
Version texte : Ce graphique à barres empilées illustre la quantité de produits pétroliers raffinés (« PPR ») que le Canada a importée de divers pays de 2012 à 2025. Dans la grande majorité des cas, les PPR importés par le Canada provenaient des États-Unis. En 2025, ce pays comptait pour 79,6 % de telles importations, avec 386 000 b/j.
La majorité des importations canadiennes de PPR provenait des États-Unis
Les États-Unis sont la principale source de PPR importés au pays, avec 386 000 b/j (79,6 %) en 2025, une part qui est restée relativement stable depuis 2020. Les Pays-Bas sont demeurés la deuxième source en importance de PPR importés au pays durant la dernière décennie, avec 24 000 b/j ou 4,9 % des importations totales en 2025. Le reste des PPR importés provient de plusieurs pays, dont le Royaume-Uni, la Norvège et la Belgique.
Figure 2 – Part des importations annuelles canadiennes de produits pétroliers raffinés selon le pays d’origine
Source et Version texte
Source : Base de données sur le commerce international canadien de marchandises (« CICM ») – SH 2710.12, SH 2710.19, SH 2710.20. Données extraites en mai 2026.
Version texte : Cette carte proportionnelle présente la part des importations canadiennes de produits pétroliers raffinés selon le pays d’origine. En 2025, la majorité des importations provenait des États-Unis (79,6 %), puis des Pays-Bas (4,9 %), d’autres pays (4,8 %), du Royaume-Uni (3,0 %), de la Belgique (2,9 %), de la Norvège (2,2 %), de la Chine (1,8 %) et de l’Allemagne (0,6 %). Les pays de la catégorie « Autre » comprennent notamment la Corée du Sud, le Japon, la France et l’Inde.
L’Alberta a importé le plus de PPR, devant les trois provinces les plus peuplées
Entre 2020 et 2025, l’Alberta a reçu le plus grand volume de toutes les provinces, représentant environ la moitié des PPR importés au pays entre 2020 et 2024, et 41 % en 2025. Dans la majorité des cas, il s’agit de condensatsNote de bas de page 3 qui sont acheminés des États-Unis à la province au moyen de deux pipelines réglementés par la Régie de l’énergie du Canada : Southern Lights et CochinNote de bas de page 4. Les condensats sont mélangés au bitume extrait des projets d’exploitation de sables bitumineux pour en permettre le transport par pipeline. Bien que la part de l’Alberta dans les importations de PPR ait diminué en 2025, cette province est demeurée la principale importatrice de PPRNote de bas de page 5. Les importations de l’Alberta ont doublé depuis 2012 pour atteindre 200 000 b/j en 2025, à l’appui de l’augmentation de la production tirée des sables bitumineux.
Le Québec, l’Ontario et la Colombie-Britannique sont les provinces qui suivent quant à l’importation de PPR. Comme ces provinces accueillent la majorité de la population canadienne, la demande de PPR compte parmi les plus élevées au pays. Les PPR importés dans ces provinces sont majoritairement des carburants de transport comme l’essence, le carburéacteur et le diesel. En 2025, le Québec a importé 103 000 b/j, soit 21 % du total canadien. Les importations du Québec ont suivi une tendance à la hausse de 2010 à 2018, puis ont chuté de plus de moitié en 2020. Elles ont augmenté depuis, mais pas jusqu’aux niveaux observés avant la pandémie de COVID-19. L’Ontario a importé 36 000 b/j ou 8 % du total canadien en 2025, tandis que les importations de la Colombie-Britannique, qui s’élevaient à 34 000 b/j, représentaient 7 % du total canadien.
Les provinces qui bénéficient d’un accès maritime, comme le Québec, la Nouvelle-Écosse et Terre-Neuve-et-Labrador, ont tendance à importer une plus grande quantité de PPR d’autres pays que les États-Unis, notamment d’Europe. Les distributeurs ou revendeurs de PPR de chaque province décident où se procurer les produits en soupesant plusieurs facteurs comme les caractéristiques des produits, leur prix, la disponibilité de l’approvisionnement local, les coûts du transport et d’autres facteurs d’ordre logistique ou commercial.
Figure 3 – Importations annuelles de produits pétroliers raffinés selon la province
Source et Version texte
Source : Base de données sur le commerce international canadien de marchandises (« CICM ») – SH 2710.12, SH 2710.19, SH 2710.20. Données extraites en mai 2026.
Version texte : Ce graphique à barres empilées illustre la quantité de produits pétroliers raffinés que l’Alberta, la Colombie-Britannique, l’Ontario et le Québec ont importée de divers pays de 2020 à 2025. De toutes les provinces, c’est l’Alberta qui importe le plus de PPR, principalement des condensats des États-Unis destinés à être mélangés à du bitume. En 2025, l’Alberta a importé 200 000 b/j, le Québec 103 000 b/j, l’Ontario 36 000 b/j et la Colombie-Britannique 34 000 b/j.
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