Aperçu du marché : Les importations canadiennes de pétrole brut ont légèrement fléchi en 2025, la plupart provenant encore des États-Unis

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Date de diffusion : 2026-07-15

En 2025, le Canada a importé 506 000 barils par jour (« kb/j ») de pétrole brut, une baisse de 2 % par rapport aux 517 kb/j de 2024. Les importations demeurent autour de 200 kb/j sous les niveaux d’avant la pandémie, ce qui est partiellement attribuable à la fermeture de la raffinerie de Come By Chance, à Terre-Neuve-et-Labrador, en 2020, qui traitait du pétrole brut importéNote de bas de page 1. La valeur totale des importations de pétrole brut s’est chiffrée à 17,8 milliards de dollars en 2025, avec une baisse de 14 % par rapport à 2024.


Figure 1 – Importations annuelles de pétrole brut au Canada

Source et Version texte

Source : Base de données sur le commerce international de marchandises du Canada (« CIMC ») – SH2709. Données extraites en mai 2026.

Version texte : Ce graphique à barres empilées illustre la quantité de pétrole brut que le Canada a importée de divers pays de 2010 à 2025. Dans l’ensemble, ces importations ont diminué depuis 2010, alors qu’elles atteignaient 820 kb/j en moyenne en 2010. Elles ont ensuite glissé à leur plus bas niveau à 467 kb/j en 2022 avant de remonter graduellement pour atteindre 506 kb/j en 2025. Entre 2010 et 2013, le Canada importait du pétrole brut de pays comme l’Algérie, la Norvège, le Kazakhstan, l’Angola, l’Irak, le Royaume-Uni, l’Arabie saoudite, le Nigeria et les États-Unis. Depuis 2014, les États-Unis sont le principal fournisseur en pétrole brut du Canada.

Les États-Unis demeurent le principal fournisseur des importations canadiennes de pétrole brut

Depuis 2014, les États-Unis fournissent la majeure partie du pétrole brut importé au Canada. En 2025, 75,6 % des importations de pétrole au pays provenaient des États-Unis, dont la plus grande partie de la côte américaine du golfe du Mexique (70,5 %) et le reste du Midwest américain (29,5 %)Note de bas de page 2.

Au cours des trois dernières années, l’Arabie saoudite et le Nigeria ont fourni chacun environ le dixième des importations canadiennes de brut. En 2025, l’Arabie saoudite était le deuxième fournisseur en importance, avec 11,2 % des importations canadiennes, suivie de près du Nigeria, avec 10,9 %. En 2018, les importations en provenance de l’Arabie saoudite ont atteint un sommet à près de 20 % des importations totales du Canada, mais elles ont chuté à environ 10 % depuis 2023.

Figure 2 – La part des importations annuelles de pétrole brut selon le pays d’origine

Source et Version texte

Source : Base de données sur le commerce international de marchandises du Canada (« CIMC ») – SH2709. Données extraites en mai 2026.

Version texte : Cette carte proportionnelle présente la part des importations de pétrole brut selon le pays d’origine. En 2025, la majorité des importations provenaient des États-Unis (75,6 %), suivies de l’Arabie saoudite (11,2 %) et du Nigeria (10,9 %).

Nouveau‑Brunswick, la province qui domine les importations de pétrole brut

Les raffineries ont besoin de pétrole brut en tant que charge d’alimentation, qu’elles transforment en produits pétroliers raffinés comme l’essence, le diesel, le mazout de chauffage et le carburéacteur. Ce sont les exploitants des raffineries qui décident où ils se procurent cette charge d’alimentation en soupesant plusieurs facteurs, notamment la qualité du produit, son prix, la disponibilité de l’approvisionnement local, les coûts du transport et d’autres facteurs d’ordre logistique.

Même si la production de pétrole brut du Canada excède les besoins des raffineries du pays, certaines provinces continuent d’en importer. En général, ce sont les provinces dont les raffineries sont les plus éloignées des sources de production de l’Ouest canadien, à savoir l’Ontario, le Québec et le Nouveau-Brunswick, qui sont aussi les plus grandes importatrices de pétrole brut. Les provinces à proximité des régions productrices de pétrole brut, qui bénéficient d’un lien pipelinier direct, n’ont généralement pas besoin de recourir à l’importation.

C’est la province du Nouveau-Brunswick qui a été la plus grande importatrice de pétrole brut en 2025. Cela s’explique par le fait qu’on y trouve la raffinerie d’Irving, la plus grande au Canada, située à Saint-Jean. Elle n’est pas reliée à des oléoducs, ce qui la rend dépendante de l’approvisionnement par navire pour se procurer sa charge d’alimentation. Par ailleurs, les importations du Nouveau-Brunswick sont relativement constantes depuis 2017, se situant en moyenne à 270 kb/j en 2025.

Le Québec est demeuré le deuxième importateur de pétrole brut au Canada en 2025, bien que ses importations aient diminué au cours de la dernière décennie. En 2025, le Québec a importé 126 kb/j de pétrole brut, provenant entièrement des États-Unis. À Lévis, la raffinerie de Valero (en anglais), deuxième en importance au Canada, dépend du brut importé par bateau, en plus de celui qui lui est acheminé au moyen de la canalisation 9 d’Enbridge depuis l’Ouest canadienNote de bas de page 3.

Les raffineries de l’Ontario, quant à elles, reçoivent la plus grande partie de leur pétrole de l’Ouest canadien par l’entremise du réseau principal d’Enbridge. En 2025, l’Ontario a importé 87 kb/j de pétrole brut, dont 99,7 % provenaient des États-Unis. Fait à noter, les importations de pétrole brut de l’Ontario ont augmenté de façon constante depuis 2020 pour revenir aux niveaux d’avant la pandémie.

Figure 3 – Importations annuelles de pétrole brut par province

Source et Version texte

Source : Base de données sur le commerce international de marchandises du Canada (« CIMC ») – SH2709. Données extraites en mai 2026.

Version texte : Ce graphique à barres empilées illustre la quantité de pétrole brut que le Nouveau‑Brunswick, le Québec et l’Ontario ont importée de divers pays de 2015 à 2025. C’est le Nouveau-Brunswick, où se trouve la raffinerie d’Irving, qui remporte la palme à ce chapitre. Les importations du Québec ont diminué depuis 2019, tandis que celles de l’Ontario ont augmenté. Mentionnons que Terre-Neuve-et-Labrador n’a pas importé de brut depuis la fermeture de la raffinerie de Come By Chance en 2020.

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