Aperçu du marché : Baisse du débit dans les grands oléoducs en 2020 avec effet bénéfique temporaire sur la capacité hors de l’Ouest canadien

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Date de diffusion : 2020-08-27

De mars à juin 2020, le débit des grands oléoducs au Canada (Enbridge, Trans Mountain et Keystone)Note de bas de page 1 a reculé de 12 %, soit de 441 milliers de barils par jour (kb/j), passant de 3,70 à 3,26 millions de barils par jour (Mb/j). En juin 2020, le débit de ces trois grands réseaux d’exportation de brut représentait 85 % de la capacité disponible totale de 3,81 Mb/jNote de bas de page 2. L’écart entre le débit et la capacité disponible s’est creusé pour atteindre 547 kb/j, soit le niveau le plus élevé depuis le milieu de 2016.

 

 

Figure 1. Débit et capacité disponible des grandes
canalisations d’exportation de brut canadien

Source et description

Source : Régie

Description : Le graphique illustre le débit des réseaux d’Enbridge, de Keystone et de Trans Mountain ainsi que la capacité disponible des trois ensemble. De janvier 2014 à janvier 2020, le débit et la capacité ont augmenté, respectivement de 35 % et 27 %. De janvier à juin 2020, le débit total a diminué de 10 % alors que la capacité disponible est demeurée relativement constante.

Le recul du débit est attribuable aux répercussions de la COVID-19 ainsi que de la guerre des prix de l’OPEP+ sur les marchés du pétrole brut au Canada et à l’échelle mondiale. Les producteurs de l’Ouest canadien avaient réduit leur production de près d’un million de barils à la mi-mai 2020, les mesures prises pour contenir la COVID-19 ayant limité les déplacements et les activités commerciales pendant que l’augmentation de la production de l’Arabie saoudite comme de la Russie s’était traduite par une baisse marquée des prix du pétrole.

La répartition, qui se produit lorsque la demande de service de transport sur un pipeline excède sa capacité disponible pendant un mois donné, a elle aussi beaucoup diminué. En mai et juin 2020, le réseau d’Enbridge n’a fait l’objet d’aucune répartition pour la première fois depuis le début de la publication de telles données en 2016. Même chose du côté de Keystone en mai et juin 2020, après avoir connu des niveaux de répartition de 92 % en janvier 2020. Pour Trans Mountain, la répartition a chuté à 4 % en juin 2020 comparativement à 26 % en janvier 2020. L’absence de répartition signifie que, pour la première fois depuis des années, les expéditeurs peuvent exporter dans son intégralité le volume souhaité sur ces pipelines. C’est Enbridge qui a connu la plus forte baisse du débit et de la répartition, son réseau acheminant du pétrole brut vers le Midwest américain et le centre du Canada alors que la COVID-19 a considérablement réduit la demande de carburants de transport dans ces régions densément peupléesNote de bas de page 3.

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